Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

http://www.decitre.fr/gi/22/9782315001422FS.gifLa place des femmes dans nos sociétés fait plus que jamais débat.

 

Christophe Régina se revendique du même féminisme qu’Elisabeth Badinter : toute prétention à l’égalité se doit d’être totale. C’est en ce sens qu’il a mené et rédigé son étude sur la violence des femmes. Derrière ce thème, il livre une véritable réflexion sur le genre. L’auteur définit le concept de violence tel qu’il l’acceptera pour l’ensemble de ses analyses : la violence est une impatience dans le rapport avec autrui, un moment dialectique de difficulté sociale.

 

S’appuyant sur de nombreux témoignages de femmes violentes ou de personnes ayant subi la violence d’une femme, ici retranscrits, il s’attache à qualifier la violence des femmes en termes de pratiques et en termes de perceptions. Durant des milliers d’années, la réalité de la violence des femmes a toujours été transformée, détournée. Ces mensonges restent prégnants aujourd’hui. Il revient notamment sur les hommes battus par des femmes.

 

Ils seraient 130 000 chaque année en France. Pourtant aucun centre d’accueil n’existe pour eux dans notre pays, aucune campagne d’information n’est diffusée. Parallèlement, l’auteur questionne les campagnes sur les violences faites aux femmes. Par exemple, Amnesty International n’envisage à aucun moment les violences exercées par des femmes et contribuerait à la mondialisation de la femme victime. Concernant l’infanticide maternel, l’opinion publique et les médias se prennent de passions.

 

Si le meurtrier est le père, la compassion disparaît. L’existence même de ces crimes pose la question du lien qui unit les parents à leurs enfants et remet en cause le concept selon lequel une femme est une mère. L’auteur, tel Simone de Beauvoir, rappelle que la maternité n’est ni un devoir ni une obligation mais une possibilité. Christophe Régina montre ici la persistance des stéréotypes de genre. Par exemple, il est admis que les crimes de femmes seraient surtout liés à des affaires amoureuses et qu’ils ne seraient pas motivés par l’argent.

 

Or 74 % des meurtres commis par des femmes sont liés à l’argent. De même, l’auteur revient sur la cruauté dont les femmes seraient incapables. Que dire d’Irma Gresse, SS à Ravensbrück puis à Auschwitz condamnée à mort pour crimes de guerre, assassinats sommaires, fusillades massives, humiliations sexuelles ...

 

La violence des femmes : histoire d’un tabou social

de Christophe Régina

 

Dailymotion - La violence des femmes - Christophe Regina - une ...

www.dailymotion.com/.../xhgitd_la-violence-des-femmes-christophe...

8 mars 2011 – livre de Christophe Regina : La violence des femmes, Histoire d'un tabou social. Histoire livre culture. écrivain.La violence des femmes ...


 

L'auteur en quelques mots en 2011 ...


 

http://telemme.mmsh.univ-aix.fr/controls/gphoto.ashx?id=432Christophe Regina est historien et doctorant spécialisé dans l'histoire des femmes.


Professeur d'histoire-géographie dans le secondaire entre 2005 et 2007, il enseigne aujourd'hui à l'université de Provence.

 

 

Commenter cet article

Fred Milongeroz 04/12/2011 00:18

Je n'ai jamais douté que la violence n'a pas forcément un sexe. L'autre jour j'ai vu un pps montrant une vidéo de caméra de surveillance noir&blanc dans des toilettes publiques : une jeune
femme avait des envies avec un jeune homme. Il a refusé devant cette gourmande très entreprenante. Elle insista. Il a essayé de l'en empêcher. Puis elle commençait à le gifler. On aurait dit une
furie. Le jeune homme s'est retrouvé à terre après coups de poings et coups de pieds.
On connait tous dans sa ville ou sa région l'histoire d'un pauvre gars qui a toujours très peur de rentrer chez lui car il se fait tabasser par sa femme!
La violence et la bêtise n'a pas de sexe comme elle n'a pas de couleur, ni d'âge, ni de classe sociale.
Parfois cette violence des femmes s'exprime sournoisement se servant des lois qui les protègent... c'est la pire des violence morale!
La question : est-ce que notre époque moderne de "libération" de la femme constate une augmentation de leur confiance, de leur liberté avérée, et... de leur violence physique ou morale??
Y a t'il eu des études?
Dans tous les cas, hommes et femmes sont tous et toutes bienvenue à bord du Sarmiento!
Vous aussi!

04/12/2011 07:30



Laissé par : Fred Milongeroz aujourd'hui à 00h18


Site : http://www.le-mystere-victor.com/