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1-copie-34.jpg2-copie-35.jpg1 247 781  pages vues à la date du 23 octobre 2011 sur le blog en construction de Philippe POISSON créé le 11 décembre 2008. Ainsi 6178 articles à votre disposition concernant l’Histoire de la Police, de la Gendarmerie, des Galères, des Bagnes maritimes et coloniaux, des Prisons, des colonies correctionnelles, des  maisons de correction, des Hospices, des Hôpitaux… en passant par de nombreux articles consacrés à l’histoire du vêtement, à l'histoire de la vie quotidienne, des portraits de femmes et d’hommes qui ont traversé « l’Histoire » et « la petite Histoire »… Journée record le 24/04/2011 : 10 260 pages vues  ) - Visites totales au 23 octobre 2011 : 710 385 - Pages vues le 23octobre 2011 : 2104 - Crédit photographique de PP - Les Bourgeois de Calais (Musée Rodin à Paris)  ... - Excellent début de semaine à tous - PP

 

 

3-copie-20.jpgHistorique - En 1347, durant la guerre de Cent ans, à la suite d'un siège particulièrement long, la ville de Calais fut contrainte de se rendre au roi d'Angleterre Edouard III. Six notables, Eustache de Saint-Pierre, Jean d'Aire, Jacques et Pierre de Wissant, Jean de Fiennes, Andrieu d'Andres acceptèrent de porter au roi les clefs de la ville.

 

Au cours du XIXème siècle, plusieurs projets de monuments virent le jour, sans pour autant aboutir. En 1884, le maire de la ville, Omer Dewzvrin, sur la recommandation de Paul Isaac, et suite à une visite de l’atelier de Rodin, demande un projet à l’artiste pour le monument commémoratif.

 

Rodin s'inspire des Chroniques de Froissart, et pense à un groupe plutôt qu’à un seul personnage, celui d’Eustache Saint Pierre, comme demandé dans le cahier des charges initial. Il choisit le moment où les six otages partent vers leur destin, exprimant chacun son degré d’angoisse, d’héroïsme et de fatalisme. La notion de sacrifice collectif s’impose. La présentation se veut réaliste et sobre. Pour représenter les personnages, Rodin retient le rituel de demande en grâce en usage au Moyen Age, avec hommes en chemise, la tête et les pieds nus, la corde au cou. La première maquette de taille réduite (haute de 35 cm), présentée au comité en novembre 1884, emporte tous les suffrages. La multiplication des personnages pose un problème financier mais Rodin en minimise les conséquences (ses concurrents Laurent Marquestre et Emile Chatrousse argumentent eux, pour remettre en cause la décision du Comité).

 

4-copie-12.jpgLa seconde maquette (au tiers d’exécution) présentée en juillet 1885 suscite une intense polémique. Le Comité refuse cette vision dramatique du sacrifice des bourgeois. De plus, le rendu des personnages est critiqué, le sculpteur n'ayant pas jugé bon d'exécuter dans le détail tous les plis des vêtements. Le maire plaide pour des modifications du projet mais Rodin refuse de faire des concessions. L’affaire en reste là, en raison de la faillite du banquier qui était le dépositaire de la souscription du Comité.

 

Malgré l’arrêt du projet, Rodin continue l’étude des personnages grandeur nature, réalisant plusieurs maquettes pour chaque personnage, libéré de toute obligation contractuelle. Il étudie des poses et les expressions des personnages. Il ne les réunit qu’après avoir exécuter les modèles de chaque personnage, assurant une grande puissance évocatrice au groupe. Trois personnages (en plâtre) sont présentés à la galerie Georges Petit en 1887. Et en 1889, l’œuvre complète (toujours en plâtre) est présentée à l’exposition Monet-Rodin, à la galerie Georges Petit. Ensuite, l’œuvre est entreposée dans un atelier loué à cette fin.

 

Après l’exposition à la galerie Georges Petit, le Comité calaisien, impressionné par le succès de l’œuvre relance le projet. Une souscription ainsi qu’une loterie sont lancés en 1893.

 

Ce n'est qu'en 1894, grâce aux sommes recueillies et à une subvention du ministère des beaux-arts, que la fonte commandée et réalisée en six mois par Leblanc-Barbedienne.

 

Avant l’érection du monument, une nouvelle polémique est ouverte : faut-il un socle haut dans un lieu dégagé ou un socle bas au cœur de la ville (selon le souhait de Rodin) ? Finalement, Rodin se range à une solution médiane, un socle à mi-hauteur, entouré d’une grille et d’un petit jardinet.

 

Et c’est en juin 1895, dix ans après la première commande, que le monument est inauguré à Calais.

 

Pendant la première guerre mondiale, un des personnages reçoit un obus dans une jambe et les Bourgeois sont descendus dans la cave de l'Hôtel de ville. Ce n’est qu’après la guerre que la sculpture est transférée du Jardin Richelieu à la Place de l’Hôtel de Ville, et enfin installée à la hauteur du public, selon les souhaits de Rodin.

 

Plusieurs exemplaires des Bourgeois sont tirés du vivant de Rodin : en 1903, pour le collectionneur danois, Jacobsen ; en 1905, pour le château de Mariemont ; en 1907 pour Wouters Durstin (œuvre cédée au gouvernement britannique qui l’installera dans les jardins du Parlement).

 

Un exemplaire est au musée Rodin. ( Crédit photographique Philippe Poisson).

 

Les Bourgeois de Calais. Auguste Rodin.

 

Localisation


Bourgeois de Calais. Bronze. Calais (Nord). Place de l’Hôtel de Ville. 1895.

Bourgeois de Calais. Bronze. Musée Rodin. 217 cm.

Bourgeois de Calais. Plâtre ciré. 231,5 x 248 x 200 cm. Musée Rodin. 1884-1889.

Bourgeois de Calais. Première maquette. Plâtre. Musée Rodin. 61 x 38 x 31,6 cm. 1884.

Bourgeois de Calais. Deuxième maquette. Plâtre. Musée Rodin. 1885.

Fragments des Bourgeois de Calais. Bronze. Musée Rodin.

http://www.wikiphidias.fr/index.php?id=273&option=com_content&Itemid=53

 

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