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 http://membres.multimania.fr/guerilleros/crs.gifArchive de presse - 31 janvier 2011 - Les compagnies républicaines de sécurité (CRS) ne disposant pas du droit de grève, elles manifestent leurs craintes de voir plusieurs de leurs unités dissoutes, en multipliant arrêts-maladie collectifs et grève de la faim. En réponse, le gouvernement français doit recevoir, lundi 31 janvier, leurs représentants syndicaux.


L'objectif du ministère de l'intérieur, pour cette rencontre, est de calmer un mouvement de protestation inédit qui s'est levé après la confirmation, la semaine dernière, de la probable fermeture de deux compagnies, des unités spécialisées dans le maintien de l'ordre lors de manifestations mais souvent affectées à d'autres tâches, comme la surveillance de bâtiments publics. Ces fermetures, à Marseille et Lyon, semblent limitées par rapport aux effectifs des CRS – 14 000 hommes dans 61 compagnies – mais les syndicats de police sont persuadés que six autres unités, voire 25 selon certains, seront fermées à terme.


DE NOUVELLES ACTIONS AU COURS DE LA SEMAINE


Très sollicités lors des conflits sociaux ou lors d'événements publics, comme les matches de football, les CRS sont furieux de faire les frais des réductions budgétaires, alors que la lutte contre la délinquance est considérée comme une des priorités du gouvernement. Après un automne riche en conflits sociaux, c'est donc au tour des CRS de dénoncer "un déni de dialogue social" du gouvernement, via un communiqué du syndicat UNSA Police (gauche). "Que gagnerions-nous à amputer la direction centrale des compagnies républicaines de sécurité d'une trentaine de compagnies ?", interroge le syndicat. "Pourquoi démanteler un outil performant, largement employé et dont l'utilité a sans cesse été démontrée ?", questionne-t-il encore.


Alliance Police nationale, syndicat pourtant politiquement proche du gouvernement, menace également : "à défaut d'information et d'éclaircissement rapide, (...) le mouvement de grogne s'étendra sur l'ensemble du territoire", avertit-il. Didier Mangione, responsable des CRS au sein du syndicat SGP Police, promet pour sa part de nouvelles actions au cours de la semaine.


Ce mouvement de protestation intervient alors que le gouvernement et l'opposition socialiste se sont récemment affrontés sur les chiffres de la délinquance (baisse générale mais hausse des violences aux personnes), enjeu électoral pour la présidentielle de 2012.

Le Monde.fr avec AFP

Les CRS dénoncent un "déni de dialogue social"

LEMONDE.FR | 31.01.11 | 15h09  •  Mis à jour le 31.01.11 | 15h10


Crédit photographique sur le blog

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