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L'album s'ouvre par une lettre signée Astérix et adressée au lecteur dans laquelle le héros moustachu se souvient de sa naissance, il y a 50 ans, avant d'évoquer ses deux « géniteurs », René Goscinny et Albert Uderzo. Jusque là, rien à dire : un coup d'auto-cirage de menhir ne fait jamais de mal surtout lorsqu'il est mérité. Allons-y également de nos embrassades sincères et souhaitons franchement au duo – le petit malin et le gros à chien - un bon anniversaire.

La missive se poursuit par un règlement de compte en forme de tir à vue contre ceux qui auraient douté de la pertinence à continuer les aventures des gaulois après la mort de « l'ami René », et ont critiqué la qualité des récents albums.


Il faut bien sûr lire ce passage comme étant écrit et (peu, en fait) assumé par Albert Uderzo lui-même, crayonneur en chef de la saga. Qui remercie le lecteur de toujours le suivre – c'est exact vu le nombre toujours élevé des ventes –  et clôt la lettre par ces mots :  « C'est ainsi que nous avons appris que les imbéciles possèdent cette immense vertu de toujours croire à ce qu'ils pensent, ce qui disent et ce qu'ils écrivent... »

On est donc content d'être un imbécile. Qui persiste et signe. Mais qui avoue, c'est vrai, que cet Anniversaire d'Astérix & Obélix – le livre d'or, est moins pire que les albums précédents, notamment les deux derniers, Astérix et la rentrée gauloise et Le Ciel lui tombe sur la tête qui frisaient l'imposture éditoriale.

Ce 34ème numéro est donc moins pire, certes, mais il n'est réussi pour autant. Il démarre sur de bonnes bases – quid de nos héros à 50 piges ; Astérix est père de famille, Obélix déprimé – mais Uderzo change de registre au bout de quatre pages (c'est peu pour une idée intéressante) Et se lance dans un catalogue vain et pas drôle de ce que pourraient être les cadeaux offerts à Astérix et Obélix, dont un musée à leur gloire dans lequel le dessinateur-scénariste ne trouve pas d'autre idée originale que de parodier – choses vues mille fois - les grands tableaux en un grand fourre-tout anachronique (Astérix chez Arcimboldo, Obélix chez Rodin...).

Nul doute que le succès sera au rendez-vous. Plus que l'exigence en tout cas.

Que vaut le dernier album d'Astérix?

http://www.lexpress.fr/culture/livre/que-vaut-le-dernier-album-d-asterix_800290.html

Par Eric Libiot, publié le 23/10/2009 15:43 - mis à jour le 23/10/2009 16:56

Astérix Tome 34 - L'anniversaire d'Astérix et Obélix - Le livre d'or

Albert Uderzo , René Goscinny

Album - Broché

Paru le: 21/10/2009

Editeur : Albert René (Editions)

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