Image_belles_annees.jpgJuin 1940 : les Allemands entrent dans Paris. Immédiatement, ils mettent en place un vaste système de pillage et de répression. Faisant de la « participation indigène » la pierre angulaire de leur politique, les nazis s’assurent du concours de mercenaires recrutés dans les rangs du grand banditisme. C’est le début d’une longue idylle entre la pègre et les autorités d’occupation. Quatre années d’échanges de bons procédés entre les Allemands et le « Milieu » français : pillage des biens juifs, exécutions des gêneurs, arrestations et torture de patriotes, assauts contre les maquis, trafic sur l’or et les devises, marché « brun »… Les nazis donnèrent ainsi au « Milieu » français l’opportunité de s’organiser en officines, structurées autour de meneurs incontestés tels que Henri Chamberlin, dit « Henri Lafont », chef tout-puissant de la « Gestapo française de la rue Lauriston ». Ce repris de justice attira à lui les plus dangereux individus de la période et son service, véritable mutuelle du crime, regroupa plusieurs générations de truands, des légendes du « Milieu » des années 1930 mais aussi quelques-uns de ceux qui allaient devenir les « caïds » des années 70.