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http://criminocorpus.hypotheses.org/files/2012/01/expo.jpgCe gredin de Mamousse - Jean Mamousse avait sévi dans les Landes, du côté de Roquefort, en 1813, en fabriquant de la fausse monnaie. L'homme, expert en falsification de documents officiels, s'était fabriqué plusieurs fausses identités. Allant même jusqu'à se faire un faux certificat de décès. En 1817, à Pont-l'Abbé, officiant en tant que petite main chez un aubergiste, il vole le sieur Leduc, représentant en bijoux de Pons. S'échappant aux rênes d'une jument, également dérobée, il sera retrouvé grâce à ses papiers d'identité, perdus dans la précipitation.

 

Roy et le volet brûlé - En 1815, à Dompierre-sur-Mer, Louis-Charles Roy n'avait pas voulu épouser la fille de la veuve Chaillé, pour qui il travaillait. Il se fit chasser de chez sa logeuse. Dans le même temps, la veuve colporta toutes sortes d'histoires sur le malheureux. C'en fut trop. Il décida de mettre le feu à la demeure de la médisante. Bilan : un volet brûlé. Mais, pour avoir provoqué l'incendie, ce dernier fut jugé et condamné à mort.

 

La presse et l'affaire Furet - C'est la première affaire qui défraya réellement la chronique. Coupable de deux homicides à Saint-Palais-de-Négrignac, l'homme avait été arrêté. Alors qu'il était en route pour la prison, il avait demandé aux gendarmes qui l'accompagnaient de soulager un besoin naturel. Le malfrat avait alors réussi à prendre la poudre d'escampette. Auteur d'un nouveau meurtre à Perpignan, il avait tenté de déguiser cette mort en suicide (la photo de la victime est visible à l'exposition). Il avait pour cela falsifié le carnet de la victime, lui faisant confesser les forfaits de Saint-Palais-de-Négrignac. Après plusieurs mois de recherches, il fut retrouvé.

 

http://www.sudouest.fr/images/2012/01/09/la-tete-de-jean-richard-est-conservee-au-museum-de-la_621169_460x306.jpgLa tête de Jean Richard - Couvreur de son état, Jean Richard avait officié chez la veuve Trimouille. Certainement mal rémunéré par la vieille dame, il avait décidé de le lui faire payer. Le meurtre commis, il s'était échappé par les toits. Quelques témoins avaient alors aperçu partiellement l'auteur du crime. Avec sa fuite par les toits, les gendarmes firent appel à un couvreur, histoire d'avoir une expertise. Comble de la vie, ils sollicitèrent ce même Jean Richard, qui, arrivant la fleur au fusil, voulut donc apporter toute son aide. Sauf qu'il fut immédiatement reconnu par l'un des témoins, s'exclamant : « Il avait un peu la même taille et des vêtements similaires. Mais c'est lui ! » Pour la petite histoire, après l'exécution, la tête de l'homme fut étudiée par la Société des sciences afin de tenter de comprendre les caractéristiques du cerveau d'un tueur. Sa tête est aujourd'hui conservée dans les archives du Muséum d'histoire naturelle de La Rochelle.

 

Le même sort était réservé au faux-monnayeur, à l'incendiaire et au meurtrier

L'exposition rappelle que les crimes de sang n'étaient pas les seuls à conduire à la peine capitale. - SUD OUEST

Exposition : Condamné à mort. La peine capitale dans les archives historiques de la cour d’assises de la Charente-Maritime

(La tête de Jean Richard est conservée au Muséum de La Rochelle. (Dominique Jullian ) - Cliché photographique)


Justice - Peine d... (54)

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