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La scène du souper se déroule à Paris le 6 juillet 1815 à minuit, dans l'hôtel particulier de Talleyrand. Fouché s'est rendu à l'invitation de Talleyrand pour y parler affaires. Napoléon a abdiqué et Paris est occupé par les troupes coalisées. On s'interroge alors sur la nature du gouvernement à donner à la France. Dehors, des émeutiers sont contenus avec difficulté par le service d'ordre de la Capitale.

Fouché pense qu'il faut revenir à la République. Pour Talleyrand, il faut restaurer les Bourbons. Mais pour cela, il a besoin de l'appui de Fouché, actuellement président du gouvernement provisoire, qui contrôle la ville de Paris. Ce fin souper est l'occasion de le convaincre que le retour de Louis XVIII sur le trône est la seule bonne solution.

Entre deux plats, les deux hauts dignitaires révèlent - souvent à demi-mot - leurs crimes, leurs trahisons, leurs intrigues.

Théâtre Montparnasse, 1989

Le spectacle est créé le 20 septembre 1989 au Théâtre Montparnasse.

Ce spectacle est nommé dans quatre catégories aux Molières 1990 : comédien, auteur, metteur en scène, et théâtre privé. Il reçoit le Molière du théâtre privé en 1991 et obtient une nouvelle nomination au Molière de l'auteur.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Souper_%28th%C3%A9%C3%A2tre%29



http://warandgame.files.wordpress.com/2008/08/fouche_joseph_duke_of_otranto.jpgJoseph Fouché duc d’Otrante

Homme politique français né à Le Pellerin en Loire-Atlantique en 1759, décédé à Trieste en 1820. Fils d’un officier de marine, Joseph Fouché entre au séminaire de l’Oratoire de Nantes où il reçoit les ordres mineurs [1].

Professeur à Saumur puis à Vendôme, Juilly et enfin Arras, où il fait connaissance de Robespierre, Fouché revint à Nantes, où il est élu en 1792 député à la Convention.

Il vote la mort de Louis XVI sans sursis. Il organise la Garde nationale à Nantes, recrutant des volontaires contre les vendéens. Il participe à la déchristianisation de la Côte-d’Or et de la Nièvre.

En compagnie de Collot d’Herbois, il réprime la révolte à Lyon en pratiquant la terreur. Son action à Nevers étant condamnée par les Jacobins [2], il est accusé par Robespierre et est exclu de la Société.

Poursuivi au lendemain de l’insurrection du 1er germinal an III (21 mars 1795), il œuvre ensuite pour le compte de Barras. Il devient ministre de la Police le 30 prairial An 7 (18 juin 1799), et à ce titre arrête les directeurs lors du coup d’État du 18 brumaire VIII (9 novembre 1799). Maintenu à son poste par les consuls, il réorganise son ministère, et développe les services d’espionnage.

Opposé au consulat à vie, il est destitué mais devient sénateur tout en continuant à renseigner le Premier Consul. Rallié à l’Empire, il redevient ministre de la Police en 1804 et le reste jusqu’en 1810. Comte d’Empire en 1808, duc d’Otrante en 1809, il est à nouveau disgracié pour avoir intrigué auprès de Wellesley.

Nommé gouverneur des Provinces Illyriennes [3] en 1813, il trahit l’Empereur avec Murat en 1814, et se trouve à Paris pour offrir au comte d’Artois (le futur Charles X) la lieutenance générale du royaume après les désastres impériaux.

Soupçonné de comploter avec les républicains durant la première Restauration, il est nommé à nouveau ministre de la Police pendant les Cent-Jours. Le 9 juillet 1815, il devient ministre de Louis XVIII, mais, quand les régicides furent proscrits (ordonnance de 1816), il s’établit à Trieste à la tête d’une immense fortune.

Doté d’un aplomb remarquable, il eut l’échange suivant avec Napoléon :

Napoléon : Vous avez été prêtre ? Fouché : Oui, Sire Napoléon : Et vous avez voté la mort du roi ? Fouché : C’est le premier service que j’ai rendu à Votre Majesté

On ne trouve pourtant pas trace de son nom dans le registre des ordinations de l’Oratoire de Nantes.

par Webmaster


[1] Ordres de la hiérarchie ecclésiastique, au nombre de sept : les quatre ordres mineurs (portier, lecteur, exorciste, acolyte) et les trois ordres majeurs (sous-diaconat, diaconat, sacerdoce, celui-ci comprenant deux degrés : prêtrise et épiscopat).

[2] Société politique qui joua un rôle important pendant la Révolution française de 1789 à la fin de 1794. En janvier 1790, le club prend le nom de Société des amis de la Constitution et tint ses réunions au réfectoire du couvant dominicain des Jacobins situé rue Saint Honoré à Paris. Jusqu’en juin 1791 et avant la fuite du roi, le club rassemblait tous les députés patriotes. Citons parmi ses membres Barnave, La Fayette, Mirabeau, Talleyrand, Sieyès, Robespierre, Petion...

[3] Gouvernement créé par Napoléon (1809-1814). Rattaché à l’Empire français, il comprenait l’ancien domaine dalmate de Venise, Raguse et les provinces autrichiennes de Carinthie, Carniole, Istrie et Croatie du Sud.


Publié le 28 octobre 2002 - Modifié le 16 septembre 2006

http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article=177



http://www.memo.fr/Media/Talleyrand.jpgCharles Maurice de Talleyrand-Périgord

Né à Paris 2 février 1754 Talleyrand est issu d’une famille de très vieille noblesse présente à la cour de Louis XV. Né avec un pied bot, ne pouvant pas embrasser la carrière des armes, il est déchu par sa famille de son droit d’aînesse.

Il entre alors au séminaire de Saint-Sulpice en 1770, soutient sa thèse de théologie en 1774 et est ordonné prêtre en 1779. La même année il devient vicaire général du diocèse de Reims.

Évêque d’Autun en 1788, il est élu du clergé aux états généraux de 1789, et nommé membre du comité de la Constitution. Le 4 novembre 1789, Talleyrand, propose de mettre les biens du clergé à la disposition de la nation pour améliorer l’état des finances.

A charge, pour celle-ci de rétribuer le clergé et d’assurer ses dépenses. L’idée est retenue et les députés décident de rembourser les dettes de l’état grâce à un billet portant l’indication d’une valeur garantie sur les biens du clergé. On dit que le billet est assigné sur les biens du clergé, d’où le nom d’assignat donné au billet lui-même. La première émission comporte uniquement des billets de mille livres portant intérêt à 5 %.

Elu président de l’Assemblée en 1790, il célèbre la messe de la Fédération le 14 juillet au Champs de Mars. En décembre il prête serment à la Constitution civile du clergé. Il démissionne de son diocèse en janvier 1791, mais toujours évêque il sacre les premiers évêques « jureurs ».

Diplomate à Londres en février 1792, il est obligé de partir pour les Etats-Unis en 1794, étant mis en accusation par la Convention suite à la découverte de lettres compromettantes dans l’armoire de Louis XVI. Il y reste environ 2 ans, puis se débrouille pour faire lever l’accusation et revient à Paris en tant que ministre des relations extérieures sous la protection de Barras.

Il aide Bonaparte à préparer le coup d’État du 18 brumaire, et retrouva son poste sous le Consulat et au début de l’Empire. En 1804, il est mêlé à l’enlèvement et à l’assassinat du duc d’Enghien. Talleyrand négocie ensuite les traités de Presbourg et de Tilsit. Inquiet par l’ambition démesurée de Napoléon, il abandonna son portefeuille en août 1807, et s’éloigne progressivement de l’Empereur, qui l’avait fait grand chambellan (1804) et prince de Bénévent (1806).

Napoléon le charge encore de recevoir, dans son château de Valençay, les princes espagnols prisonniers (1808-1814). Il mène alors un double jeu qui lui vaut d’être disgracié et de perdre sa fonction de Grand Chambellan (1809). En 1813, Talleyrand refusa de revenir aux Relations extérieures, ainsi que le lui demande l’Empereur.

1er avril 1814 il est élu président du gouvernement provisoire par les sénateurs et signe la convention d’armistice avec les Alliés. Au retour des Bourbons son poste de ministre lui est rendu en mai 1814, le 30 il signe le traité de Paris. Il va défendre les intérêts français à Vienne sur ordre de Louis XVIII. Il s’y montre très fin diplomate et arrive à diviser les Alliés. En 1815 sous la seconde Restauration il est président du Conseil pendant quelques mois, puis de nouveau Grand Chambellan. Mais il doit se retirer sous la pression des ultras. Lors de la révolution de 1830, il est en faveur de la maison d’Orléans et oeuvre à l’instauration de la monarchie de Juillet. Il est nommé ambassadeur à Londres de 1830 à 1834.

Peu avant sa mort, il se réconcilie avec l’Église (qui l’avait rendu à l’état laïc en 1802). Pour ce faire il doit signer une lettre de rétractation publique où il reconnaîtra ses erreurs passées.

Le 17 mai 1838, il est à l’agonie, il signe enfin sa lettre de rétractation, accompagnée d’une lettre au pape Grégoire XVI. A 8 heures, Louis-Philippe, accompagné de sa sœur Madame Adélaïde, vient lui rendre visite pour un dernier adieu. Le Roi savait qu’il devait son trône au Prince et lui rendit ainsi le plus bel hommage. Talleyrand s’éteint à 3 heures 35 de l’après-midi, ce même jour.

Le 22 mai des funérailles officielles et religieuses lui sont rendues il sera inhumé le 5 septembre, dans une chapelle à proximité du château de Valençay.

Site dédié à Charles Maurice de Talleyrand-Périgord


par Webmaster


Publié le 2 novembre 2002 - Modifié le 17 septembre 2006

http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article275


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