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http://s3.static69.com/m/image-offre/7/e/2/a/7e2ab1773c9dc00567e23bd008e30608-500x500.gif?height=500&width=500Document 18/10/2011 -  Étayé sur une longue pratique clinique et thérapeutique hospitalière et libérale, l'auteur rend compte d'une recherche innovante sur les psychopathologies traumatiques d'origine sexuelle.


Accompagné de nombreux cas cliniques illustrant ses propositions théoriques, l'ouvrage témoigne d'un travail rigoureux et éthique.


A partir du paradigme de l'emprise, l'auteur analyse les figures du traumatisme sexuel individuel et collectif tel l'inceste, le viol en réunion, les tortures sexuelles, etc.

Philippe Bessoles est docteur en psychopathologie clinique et maître de conférences des universités à Grenoble, habilité à diriger des recherches. Professeur Associé à l'Université Royale du Cambodge de Phnom Penh et membre du CNRS, MSH, il dirige le séminaire Les Figures de l'Emprise à l'école doctorale de l'Université Denis Diderot, Paris VII. Il conduit par ailleurs des recherches sur les pathologies traumatiques et les comportements criminels dans le champ de la victimologie et de la criminologie interculturelle ainsi qu'en géopolitique clinique interculturelle.

Les courts extraits de livres : 18/10/2011

Problématique générale - Le pénis du diable

Le pénis du diable est celui de toutes les violences faites aux êtres humains par le biais du sexe. En aucun cas, et contrairement aux qualifications juridiques, cela n'accorde un statut de sexuel au crime. Ni au viol, ni aux abus et agressions, ni aux mutilations ! Au contraire. L'échec du sexuel est en filigrane de la problématique psychopathologique de toute criminalité sexuelle. Cet échec en est même à l'origine. Notre postulat central réside dans cette affirmation paradoxale et dérangeante. Elle est pourtant au centre de la clinique et des méthodologies thérapeutiques. Notre hypothèse, travaillée aujourd'hui depuis vingt cinq ans, en regard du traitement des victimes en situation traumatique sévère s'avère efficiente. Elle trouve une résonnance d'efficacité psychothérapique face aux des logiques psychiques des criminels sexuels y compris récidivistes. La criminalité sexuelle versus victime comme versus criminel reste une criminalité identitaire. Si elle concerne le lieu anatomique de la sexuation humaine, elle symptomatise, sans avoir une qualité de symptôme, l'échec du sexuel. Le sexe est un moyen privilégié de l'emprise. La cruauté solde les enjeux de néantisation victimaire. Cette néantisation est aux marges de la psychose. Le crime sexuel est une traversée de dépersonnalisation, de morcellement, de désidentisation. La métaphore du pénis du diable circonscrit les effondrements identitaires des victimes. Elles sont assignées à cet enfer psychopathologique de vécus agoniques, de troubles majeurs psychosomatiques et de l'image du corps, de reviviscences traumatogènes, de phobies paranoïdes, de fissurations des enveloppements psychiques primaires, de désétayage des sécurités basales, etc. En cela, le crime sexuel est un crime génocidaire individuel (P. Bessoles, 2008).


Horreur de la sexualité humaine quand elle avance masquée de ses composantes d'emprise, de domination, d'instrumentalisation, d'assujettissement, d'esclavage, de barbarie ! Dans ses conjugaisons groupales pour dire le viol collectif {les tournantes), guerrières pour dire les tortures (esclavage sexuels des femmes des ennemies), culturelles pour dire la corruption des us et coutumes (tourisme sexuel), d'agrégation sectaire pour dire les rites d'allégeance au gourou (rites sexuels d'affiliation), internationales pour dire la cybercriminalité, perverses pour dire la pédophilie, institutionnalisées pour dire la prostitution infantile, mafieuses pour dire la vente des êtres humains, professionnelles pour dire le harcèlement sexuel (promotion canapé), etc., le sexe du diable est celui de toutes les souillures faîtes à la dignité humaine. Le sexe et ses équivalents émargent à ces emprises de destructivité. La cruauté corrobore les non dits familiaux des incestes répétés, des hontes dissimulées, des pudeurs outragées ou des tortures infligées. Croire que le lieu anatomique de notre sexuation est un seul lieu génital promeut ces confusions coupables d'approximations sémiologiques et d'arrogances diagnostiques. Le PTSD (Post Traumatic Stress Disorder) ou l'ASD (Acute Stress Disorder) ne peuvent rendre compte des qualités processuelles de destructivité de l'emprise sexuelle. Le sexe boucle en féminin/masculin notre identité. L'enjeu de la criminalité sexuelle reste identitaire.

 

Le viol du féminin : trauma sexuel et figures de l'emprise

Auteur : Philippe Bessoles

Date de saisie : 27/09/2011

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : Ed. Champ social, Nîmes, France

 

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Commenter cet article

sarah 15/05/2013 07:34

sarah inconnue
sarahc351

fraanis Lacamey 18/10/2011 14:25


c est dommage je l;aurais bien achete...c est meme pas cher (si c est bien) le sujet me preoccupe. avec les cochonneries de nos temps de recules, c est agreable d'entrevoir l'analyse de nos moeurs
tares. Merci bien. (non je n'ai pas de bibliotheque municipale)


18/10/2011 18:21



Laissé par : fraanis Lacamey aujourd'hui à 14h25



Email : havanamoon6@yahoo.co.uk