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Visite d'un Lebensborn

 

Lebensborn - La révolte des « bâtards »

 

Par de notre envoyé spécial Axel Gyldèn, mis à jour le 06/08/2002 - publié le 08/08/2002

 

Nés de mères norvégiennes et de pères allemands, ils ont été, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, traités en parias. Aujourd'hui, plusieurs d'entre eux portent plainte. Quitte à remuer un passé honteux

 

C'est une sale affaire que les Norvégiens préféreraient oublier. Un pan d'histoire honteux et occulté. Qui resurgit enfin, après plus d'un demi-siècle. Le 8 mai 1945, la guerre ne s'est pas arrêtée pour tout le monde. En Norvège ne fait alors que commencer le martyre des tyskungar, ces «enfants de boches» nés de la «collaboration horizontale» entre des Norvégiennes et des soldats allemands. Du jour au lendemain, au moins 10 000 bébés âgés de 2, 3 ou 4 ans sont privés de parents: leur père a fui en Allemagne, leur mère est soit emprisonnée, soit en fuite elle aussi.

 

Ces enfants cristallisent soudain le sentiment antiallemand et la mauvaise conscience des «collabos». La vengeance sera impitoyable. Certains krigsbarn («enfants de guerre») sont placés dans des institutions sordides. D'autres dans des familles qui les maltraitent. Harcèlement moral et physique, humiliations, violences, viols: pendant des décennies, aucune persécution n'est épargnée à ces indésirables «bâtards». Sans que, jamais, les services sociaux de la social-démocratie scandinave ne s'en inquiètent. Traités en parias leur vie durant, une poignée d'entre eux, tous sexagénaires aujourd'hui, attaquent l'Etat en justice pour «discrimination», «traitements inhumains et dégradants» et «torture». Artiste et écrivain, Harriet von Nickel est une femme digne et douce. «En 1947, à l'âge de 4 ans, j'ai été placée dans une famille adoptive. On me traitait comme un animal. La journée, j'étais attachée à une laisse nouée à un arbre. Le soir, on m'enfermait à clef. Après le dîner et la lecture du journal, le père me cognait. Ils m'appelaient la « pute d'Hitler ».

 

Officiellement, la Norvège compte de 9 000 à 12 000 «enfants de guerre» - dont Ann-Frid Lyngstad, la chanteuse du groupe pop Abba. Mais plusieurs milliers sont morts, ravagés par l'alcool ou la drogue. D'autres, nombreux, se sont suicidés. Fondée voilà trois ans, l'association compte 123 frères et sœurs d'infortune. Sept d'entre eux ont déjà porté plainte. Une centaine d'autres s'apprêtent à le faire. Mais, en novembre 2001, le tribunal a jugé que les faits, trop anciens, étaient couverts par la prescription. Un jugement confirmé en appel en juin. La Cour suprême devrait à son tour examiner le dossier d'ici à la fin de l'année. En cas de nouvel échec, l'avocate Randi Hagen-Spydevold portera l'affaire à Strasbourg, devant la Cour européenne des droits de l'homme. Son ambition: obtenir des excuses officielles, restaurer l'honneur de ses clients. Et, surtout, rompre le mur du silence qui entoure ce «dossier noir».

 

 Autre site : http://www.geribook.com/article-20478906.html

 

Infidèles au reich …

A propos des " lebensborn" …l

 

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