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France-5 France 5 - 23h55 - 26 juin 2010

Les derniers jours d'une icône

Durée : 50 minutes

Sous-titrage malentendant (Antiope).

Stéréo


Le sujet

http://joeyy.free.fr/SCHNEIDER_ROMY/romy_1982.JPGLes derniers mois de l'actrice Romy Schneider, qui connut plusieurs drames dans sa vie, comme la mort de son premier mari, puis celle de son fils.

29 mai 1982 au matin, le corps sans vie de Romy Schneider est retrouvé par son compagnon, Laurent Pétin, dans leur appartement parisien. Suicide ? Surdose accidentelle de médicaments ? Mort naturelle ? Les derniers mois de la comédienne ont été un calvaire : elle a perdu en peu de temps son fils David, mort dans des circonstances tragiques, et son premier mari, Harry Meyen, mort à Hambourg deux ans auparavant. Le sort semble s'acharner sur une femme qui, souriante à l'écran, affronte le malheur dans sa vie personnelle. Personne dans son entourage ne semble vouloir croire qu'elle ait voulu disparaître. Des proches témoignent et retracent son parcours.

Critique - Au printemps 1982, la France est inquiète : Carlos a signé un attentat sanglant rue Marbeuf, le gouvernement risque d'être remanié, le franc dévalué, et le Minitel va peut-être remplacer le téléphone. Le 29 mai, on découvre le corps de Romy Schneider : elle s'est endormie pour toujours en mélangeant alcool et barbituriques. C'est le triste aboutissement d'une mort depuis longtemps annoncée : à 43 ans, l'actrice était submergée par les problèmes personnels. Le film de Bertrand Tessier jette un peu de lumière sur cette tragédie : une émotion sourde passe dans ce documentaire, une sorte de grâce qui redonne à la star disparue une élégance, une douceur qu'on avait oubliée. Romy Schneider a été une femme blessée, brisée, et cette dépression intime a f ni par dévorer Rosemarie Magdalena Albach-Retty (son vrai nom), la laissant sur un dernier film au titre trompeur, « la Passante du Sans-Souci ».


Dès son enfance, Romy était destinée à être actrice : fille d'une comédienne qui, dit-on, eut des complaisances envers Hitler, et d'un acteur qui divorça rapidement, elle a connu les planches et les projecteurs très tôt. En 1953, quand sa mère voit sa propre carrière décliner, elle met sa fille en avant, et s'en sert pour revenir devant les caméras. Ainsi utilisée, la petite Romy - elle a 15 ans - joue dans des mélos sirupeux (« Lilas Blanc », « Mam'zelle Cricri ») avant de connaître le succès avec « Sissi ». Toute sa vie, désormais, se déroulera dans un entre-deux : entre la France et l'Allemagne, entre une passion dévorante pour Alain Delon et une succession de mariages qui se terminent mal, entre des films sans intérêt (« le Cardinal », « Boccace 70 ») et des projets superbes (« Ludwig ou le crépuscule des dieux », « les Choses de la vie »). Peu à peu, alors que le public se prend de passion pour cette belle actrice, les choses se dégradent. Dans sa vie privée, elle entre dans un monde de souffrance.


Comme le dit Raymond Danon, son producteur : « Elle a été d'un courage formidable. On pensait qu'elle allait craquer plus tôt... » Car les catastrophes s'accumulent. En 1976, elle perd le bébé qu'elle attend. Trois ans plus tard, son ex-mari, Harry Meyen, est retrouvé pendu chez lui, à Hambourg. En 1981, l'actrice subit l'ablation d'un rein et, alors qu'elle vient de rencontrer un nouveau compagnon, le producteur Laurent Pétin, David, son fils de 14 ans, se tue en s'empalant sur une grille de jardin. Cette disparition détruit Romy Schneider. Comme le racontent Jean-Louis Livi, son agent, et le metteur en scène Jacques Rouffio, l'actrice traverse alors l'enfer : c'est le moment que choisissent les paparazzis pour la traquer. Espionnée, suivie, mitraillée, Romy Schneider est victime de l'un des actes les plus abjects, les plus atroces qu'on puisse imaginer : un grand journal allemand publie les photos du cadavre de son fils, à l'hôpital. Le photographe s'est déguisé en médecin... Michael Jürgs, son biographe, est formel : la publication des clichés lui a porté le coup de grâce.


Comment ne pas avoir la gorge serrée devant ces images où, dans son dernier film, l'actrice regarde un enfant de l'âge de David jouer du violon pour elle ? Le cinéma, ici, rejoint une cruelle réalité. Une dernière indignité sera épargnée à Romy Schneider : le chef de la huitième section criminelle du Parquet de Paris, Laurent Davenas, décidera d'éviter l'autopsie. Au fond, suicide ou pas, quelle importance ? Il reste simplement le souvenir d'une femme lumineuse, qui n'a pas été épargnée par le destin. Comme elle le chantait joliment dans « les Choses de la vie » : « L'histoire n'est plus à suivre /Et j'ai fermé le livre.»


François Forestier

http://teleobs.nouvelobs.com/tv_programs/2010/6/26/chaine/france-5/23/55/les-derniers-jours-d-une-icone


Lien utile sur le blog

Romy schneider dans l'enfer de clouzot…


Crédit photographique sur le blog

http://joeyy.free.fr/SCHNEIDER_ROMY/romy_1982.JPG

 

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