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http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782268042251.jpgDocument mars 2002 - L'auteur relativise le progrès que constitue l'arrivée des femmes dans l'armée, à une époque où toutes les grandes armées se professionnalisent. Il démontre que là où il y a la guerre, les hommes ont toujours le monopole de la violence. Un livre engagé écrit par un historien militaire qui analyse les métamorphoses de la violence et des enjeux stratégiques mondiaux.

 

Les femmes doivent-elles faire la guerre ?

L'association des mots « homme » et « guerrier » est si intime que dans certaines langues, ils sont interchangeables. La guerre est sans conteste le domaine «réservé» des hommes, puisque ce sont eux qui paient ce que Nietzsche appelait « le tribut de la guerre » et qui « commettent » ce que Tolstoï nommait « l'acte de tuer ». Il n'est donc pas étonnant que de toutes les organisations sociales, l'organisation militaire ait été le lieu de la discrimination sexuelle la plus forte, puisque légitimée par le courage, le sacrifice et la mort... A l'heure où la plupart des armées du monde développé se professionnalisent et ouvrent massivement leurs rangs aux femmes soldats, comment les militaires des deux sexes vivent-ils l'évolution de cette très ancienne séparation des rôles ? Martin van Creveld pose toutes les questions : quel a été le rôle des femmes dans les guerres ? Quelles furent leur participation, leur influence ? Que signifie leur arrivée massive dans ces armées contemporaines qui ne combattent plus ? Comment gérer les inégalités physiques et l'obsession du harcèlement sexuel ? Sa réponse est simple : c'est le déclin de l'organisation militaire qui a entraîné le recrutement des femmes, et le recrutement des femmes accélère le déclin de ces armées.

Dans ce livre engagé et ironique, Martin van Creveld relativise le progrès que constitue l'accession des femmes à la chose militaire. Il démontre que là où se joue la guerre, les hommes ont toujours le monopole de la violence, et bien grande est l'hypocrisie des politiques qui prétendent que le pouvoir n'est plus au bout du fusil... Un livre violent et très incorrect, servi par une démonstration partiale, mais impeccable.

 

Les femmes et la guerre
Martin Van Creveld

traduit de l'anglais par Michel Euvrard

Rocher , Monaco

collection L'art de la guerre

Parution :  mars 2002

 


Femmes dans les guerres (124)

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