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Arte Arte - 20h35 - 07 juillet 2010

Terminus Auschwitz

Durée : 50 minutes

Stéréo

En 16:9

http://www.lyceepauleluard.fr/lpe_v158/images/stories/voyages/auschwitz/Rails.jpg

Le sujet

Une analyse des rôles des entreprises ferroviaires française, néerlandaise et slovaque dans le transport des déportés juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la déportation des juifs originaires de nombreux pays européens fut coordonnée par Adolf Eichmann en coopération avec la Deutsche Reichsbahn, la compagnie ferroviaire allemande. Mais l'intervention d'autres entreprises de chemin de fer fut également nécessaire pour organiser le transport. En France comme aux Pays-Bas ou en Slovaquie, ces sociétés nationales ont géré la circulation des trains de la mort et mis leurs moyens à disposition des nazis. Des survivants des camps d'extermination ou leurs enfants se sont efforcés depuis longtemps de dénoncer ces différentes formes de collaboration.

Critique - A Berlin, le 20 janvier 1942, 15 hauts dignitaires nazis décident des modalités pour mener à bien la solution finale. En deux heures, la conférence de Wannsee est expédiée et le sort de millions de juifs d'Europe, scellé. Adolf Eichmann est chargé par le régime nazi de coordonner la déportation vers les camps d'extermination. Dès lors, des trains appartenant aux compagnies nationales ferroviaires des pays occupés sont mis à disposition du Reich. Dans ce documentaire en deux parties, trois sociétés se retrouvent dans le box des accusés : la SNCF en France, les Nederlandsche Spoorwegen aux Pays-Bas et la Slovenske Zeleznice en Slovaquie.


Côté français, dès l'armistice de Rethondes, le 22 juin 1940, les voies et le matériel de la SNCF sont placés sous la responsabilité du maréchal Pétain. Le 27 mars 1942, un premier convoi prend le départ du territoire français, direction : Auschwitz. Dès le mois de juin, la SNCF fournira uniquement des wagons à bestiaux pour la déportation. En France, la condamnation supposée de la SNCF est devenue improbable suite à un arrêt du conseil d'Etat en décembre 2007. Aux Pays-Bas, la Nederlandsche Spoorwegen s'est excusée publiquement en 2005 auprès de la communauté juive. En Slovaquie, le travail de mémoire n'en est qu'à ses balbutiements...


Alexandre Le Drollec






http://www.denistouret.net/textes/wieviorka_annette.gifAu mois de juin 2006, la SNCF était condamnée par le tribunal administratif de Toulouse pour sa participation aux transferts de détenus sous l'Occupation. Quelles sont exactement les responsabilités de l'entreprise française dans la déportation ? Annette Wieviorka a repris le dossier.


Le 6 juin 2006, le tribunal administratif de Toulouse condamnait l'État et la SNCF à verser aux ayants droit de Georges Lipietz, mort en 2003 (c'est-à-dire sa veuve et ses trois enfants, Hélène, Alain, Catherine), et à M. X, son demi-frère(1), une somme dont le total se monte à 62 000 euros. Le jugement retient dans ses motivations deux chefs de responsabilité. D'abord que la SNCF a utilisé la marge d'autonomie dont elle disposait pour faciliter les transferts vers Drancy (dans le cas des frères Lipietz) ou d'autres camps français. Ensuite que la SNCF faisait voyager les victimes dans des conditions inhumaines. Ce jugement ouvre une possibilité quasi illimitée de procédures ; les victimes de déportation ou leurs héritiers pourront désormais entamer des poursuites contre toute administration : la police, l'armée, mais aussi des établissements publics, etc. Sur le blog d'Hélène Lipietz figure ainsi un long texte intitulé : "Jurisprudence Lipietz. Comment faire valoir ses droits après le jugement de Toulouse." En ce qui concerne les plaintes contre la SNCF, il propose un mode d'emploi et un barème : "On peut donc envisager de demander les sommes suivantes : Contre la SNCF : 5 000 euros et plus si les conditions de transfert ont été encore pires ; contre l'État 3 500 euros par mois d'internement et davantage en fonction des conditions d'internement ; " Personnes ayant survécu à la déportation : je pense que l'on peut envisager de demander au moins le triple que précédemment." Personnes décédées en déportation ...

La SNCF, la Shoah et le juge

Par Annette Wieviorka
publié dans L'Histoire n° 316 - 01/2007  Acheter L'Histoire n° 316  +




http://www.decitre.fr/gi/66/9782749902166FS.gifPersonne ne peut contester l'extraordinaire Résistance cheminote lors de la Seconde Guerre mondiale.


Pourtant, derrière les actes de bravoure, il existe une page noire : celle des convois de déportation raciaux et politiques. Comment expliquer que, dans le même temps, des trains ennemis aient été sabotés, et que ceux dans lesquels étaient entassés des milliers de femmes, d'hommes et d'enfants soient passés sans encombre ? Quel a été précisément le rôle des chemins de fer français ? Pourquoi la Résistance n'a-t-elle jamais arrêté un convoi racial ou politique ? Pour quelle raison les cheminots n'ont-ils pas usé de leur droit à la désobéissance ? Les Convois de la honte : une enquête fouillée, apportant des réponses claires, étayée par des entretiens inédits, des révélations et des documents encore jamais dévoilés.

Les convois de la honte - Enquête sur la SNCF et la déportation (1941-1945)


Raphaël Delpard

Broché

Paru le: 06/01/2005

Éditeur : Michel Lafon

 

 

L'auteur en quelques mots ...


Cinéaste, romancier, essayiste, Raphaël Delpard s'est révélé avec Les Enfants cachés, et est l'auteur d'un remarquable travail de mémoire sur l'Algérie : 20 ans pendant la guerre d'Algérie, L'Histoire des pieds-noirs d'Algérie et Les Oubliés de la guerre d'Algérie, publiés aux éditions Michel Lafon.

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