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Un chinois dans les tranchées de Verdun

LUNDI 20 SEPTEMBRE 2010
france5, 23h15 - 00h05

Type : documentaire


http://www.meshs.fr/documents/image/colloques/2010/chinois.jpg
A partir de 1916, pour pallier le manque de main-d'œuvre dû à la Première Guerre mondiale, les autorités ont fait venir 150 000 Chinois en France. Les cimetières des plaines de Picardie et du Pas-de-Calais abritent des stèles exotiques témoignant de leur sacrifice. Les archives militaires britanniques et françaises attestent de leur existence sur leur territoire et certains de ces expatriés ont même fait souche. Ils ont fondé des familles en France et leurs descendants gardent la mémoire de leurs ancêtres venus de Chine. Rencontre avec les descendants de Tchang Tsang-Song, né en 1897 près de Nankin et mort à la Machine, dans la Nièvre, en 1989. Un documentaire à ne pas manquer pour découvrir un pan méconnu de notre Histoire.

http://www.historia.fr/content/television/article?id=29703

 

 

Crédit photographique sur le blog

www.meshs.fr/page.php?r=25&id=499〈=fr

 

 

Durant la première guerre mondiale, français et anglais utilisèrent des travailleurs chinoiscomme travailleurs et d'auxiliaires. Recrutés dans les ports Chinois, ils étaient originaires de Qingtian et de Wenzhou, villes du sud de la Chine, dans la province rurale du Zhejiang.

Ils arrivèrent en France dans les pires conditions. Les premiers travailleurs débarquèrent en juillet 1916 à Marseille. En avril 1917, une importante partie de la main d'oeuvre chinoise arriva de nouveau en France afin d'accomplir les tâches industrielles ou agricoles les plus pénibles. Les chiffres sont discutés mais on compte près de 140 000 chinois recrutés durant la Guerre. Mal adaptés, nombre d'entre eux n'ont pas survécu aux épidémies et aux mauvais traitements.

Le 23 mai 1918 à Noyelles-sur-Mer, des chinois s'enfuient d'un camp anglais, terrorisés par un bombardement. La plupart ne sont découverts que plusieurs jours plus tard, certains affamés, rendus fous ou morts d'épuisement. À la fin de la guerre, les Chinois furent « employés » à la recherche des bombes qui n'avaient pas explosé, au « nettoyage » des tranchées.

Les contrats qu'ils avaient signés stipulaient qu'ils ne devaient pas participer aux combats ou se trouver sur la ligne de front, mais malgré cela certains y furent exposés. De nombreux accrochages opposèrent les ouvriers chinois avec les autorités françaises en raison des mauvais traitements qu'ils subirent. De plus, de nombreux ouvriers furent spoliés et ne reçurent jamais réellement leur salaire.

On ne connaît pas les chiffres précis du nombre de chinois morts durant la guerre, les chiffres varient entre quelques centaines et plusieurs milliers. On trouve des stèles funéraires dans différentes communes, en particulier du Nord de la France de France : Sains en Gohelle (49 stèles), Ruminghem (75 stèles)… On estime que 2 000 à 3 000 chinois restèrent cependant vivre en France après la guerre.

La France reconnaitra tardivement le rôle de ces travailleurs chinois. Cependant une plaque commémorative est apposée en 1988 dans le XIIIème arrondissement de Paris, place Baudricourt, à la mémoire des Chinois de la Grande Guerre.

http://www.chine-informations.com/guide/les-chinois-durant-la-premiere-guerre-mondiale-en-france_2400.html

 

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