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http://www.ledilettante.com/images/covers/2-905344-61-X.jpg"L'homme incarcéré à Fresnes après la Libération pour intelligence avec l'ennemi n'est plus l'auteur adulé des Décombres. En pleine déroute, Rebatet, polémiste antiparlementaire, antibourgeois et antisémite qu'il était depuis 1935, n'aspire plus qu'au roman. En prison, il lit beaucoup et écrit à son confident épistolaire Roland Cailleux, qui l'incite à terminer Les deux étendards. Ce roman cristallise tout l'enjeu de la correspondance ; son aboutissement occulte très vite toute autre préoccupation. Et l'incertitude sur le temps qui lui reste à vivre en prison, si elle le stimule jusqu'à sa condamnation à mort, puis jusqu'à sa grâce, devient intolérable dès qu'il se sait sauvé."


Presse


Lettres de prison donnent l'impression paradoxale que Rebatet se trouve dans une situation idéale pour se livrer à ses activités favorites, lire et écrire, comme à l'abri des contingences de la vie mondaine.


Les Lettres sont une mine sur les enjeux littéraires et politiques d'une période apparemment encore très sulfureuse.


Alain Dreyfus, Libération, 25 mars 1993.


Lettres de prison

Lucien Rebatet

Genre : Correspondance
ISBN : 2-905344-61-X
Année de parution : février 1993
Nombre de pages : 288


 

 

http://img150.imageshack.us/img150/5188/rebatet2uz1.jpgLucien Rebatet (1903-1972). Écrivain, journaliste, essayiste, musicologue, qui se définissait lui-même comme fasciste. Condamné à mort le 23 novembre 1946 pour avoir cru en l'Empire européen.


Fils de notaire, après avoir suivi des études de droit, puis de lettres, il entre comme critique musical au quotidien L'Action française en 1929 avec pour pseudonyme François Vinneuil. En 1932, il devient journaliste à Je suis partout, où son style et ses convictions vont s'affirmer. Il y défend un antisémite virulent, et, outre les juifs, il y attaque avec férocité le communisme, la démocratie, l'Église. Après des séjours en Allemagne et en Italie, il se proclame fasciste.


Mobilisé en janvier 1940, Lucien Rebatet est libéré en février et on le retrouve à Vichy où il travaille à la radio. De retour à Paris, après un passage au journal Le Cri du peuple de Jacques Doriot, il revient à Je suis partout.


En 1942, il publie Les Décombres, où il désigne comme responsables de la débâcle de 1940 les juifs, les politiques et les militaires. Les gens de Vichy ne sont pas épargnés. Il y explique que la seule issue pour la France est de s'engager à fond dans la collaboration avec l'Allemagne. C'est un grand succès (tirage estimé à 65 000 exemplaires) et le livre est désigné « livre de l'année » par Radio Paris.


Son dernier article, le 28 juillet 1944, s'intitule : « Fidélité au National-socialisme ». Mais le vent a tourné, il doit prendre le chemin de l'exil vers l'Allemagne où il séjourne à Sigmaringen.


Arrêté le 8 mai 1945, il est jugé le 18 novembre 1946, condamné à mort puis, finalement, gracié. Détenu à Clairvaux, il achève en prison un roman commencé à Sigmaringen : Les Deux étendards, publié par Gallimard. Cette œuvre, considérée comme de grande qualité, sera en grande partie ignorée par la critique, même après sa réimpression en 1991.


Libéré le 16 juillet 1952 et d'abord assigné à résidence, Lucien Rebatet revient à Paris en 1954. Un autre roman, Les Épis murs, est plutôt bien accueilli. Un roman suivant, Margot l'enragée, demeurera inédit, l'auteur en étant peu satisfait. Il reprend son activité de journaliste. En 1958 on le retrouve à Rivarol. En 1965, à l'élection présidentielle, contre De Gaulle, il soutient au premier tour Jean-Louis Tixier-Vignancour, puis, au second, François Mitterrand. Ce choix est dû à un antigaullisme intact, mais aussi à une fidélité à l'idéal européen, telle que Rebatet est désormais prêt à transiger avec la démocratie, seule capable d'unifier l'Europe après la défaite du fascisme. Il est ensuite rédacteur à Valeurs actuelles. Jusqu'au bout, il restera fidèle au fascisme, bien que son regard sur les juifs se soit modifié : s'il ne renie rien de ses attaques antisémites d'avant 1945, il ne peut s'empêcher de respecter la nouvelle nation israélienne.


En 1969 il publie Une histoire de la musique, son œuvre la moins politique et la plus reconnue.


Lire l'intégralité de cet article en cliquant sur le lien ci-dessous

http://fr.metapedia.org/wiki/Lucien_Rebatet



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