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Liberté



http://static.blogstorage.hi-pi.com/photos/pasionflamenca.musicblog.fr/images/gd/1261828343/Liberte-dernier-film-de-Toni-GATLIF.jpgEn racontant l’histoire d’une famille tzigane en France pendant la Seconde Guerre mondiale, Tony Gatlif a voulu rendre hommage aux 500 000 Tziganes exterminés par les nazis.

http://i38.photobucket.com/albums/e125/johnelisa/blog/liberte-gatlif/liberte-photo-film-gatlif.jpg“J’avais envie de faire un film sur l’holocauste des Roms depuis que j’ai commencé à faire du cinéma. Mais le sujet me faisait peur”, confie le cinéaste. Les films de Tony Gatlif ont un parfum de fantaisie propre à l’univers tzigane, depuis Latcho Drom, prix Un certain regard à Cannes en 1993, jusqu’à Transylvania, sélectionné à Cannes en 2006. “Je ne voyais pas comment faire ce film, comment respecter les règles d’une stricte reconstitution, moi qui aime la liberté de la caméra”, poursuit le cinéaste. Il a, dans un premier temps, fait appel à des historiens spécialistes des Tziganes et demandé à une documentaliste de chercher des éléments d’archives dans les quarante communes où se trouvaient des camps d’internement pour les Roms, créés un an avant la guerre et fermés en 1946. Le déclic, ce furent quelques lignes dans un livre de Jacques Sigot, Ces barbelés oubliés par l’Histoire : “Le destin d’un dénommé Tolloche fut particulièrement tragique. Interné à Montreuil-Bellay, il réussit à se faire libérer après avoir acheté, avec l’aide d’un notaire, une petite maison. Incapable de vivre entre quatre murs, il reprit la route. Il fut arrêté dans le Nord et disparut en Pologne.” Tony Gatlif a écrit la trame d’un scénario d’où émergent, outre Tolloche (joué par James Thiérrée), deux Justes : Théodore (Marc Lavoine), le maire d’un village qui cède une maison à une famille tzigane pour la sédentariser et tenter de la sauver des rafles; Yvette Lundy (Marie-Josée Croze), une institutrice qui scolarise des enfants tziganes. Cette résistante fut arrêtée et déportée à Ravensbrück, puis libérée en 1945. Elle a aidé le cinéaste à mettre en place les scènes qui se déroulent à l’école. Et c’est ainsi que Gatlif s’est décidé à calmer les mouvements de sa caméra, habituellement agitée, pour réaliser un film sobre et poignant sur le Samudaripen, la Shoah des Roms. - François Quenin


Lien utile sur le blog :


Tsiganes - 1940-1945, Le camp de concentration de Montreuil-Bellay

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