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Lise de Baissac (1905-2004) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent mauricien du service secret britannique Special Operations Executive. Elle fut l'un des 14 agents Franco-Mauriciens engagés par le SOE, en raison notamment de leur connaissance des deux langues, l'anglais et le français.

Note : pour accéder à une photographie de Lise de Baissac, voir le paragraphe Sources et liens externes en fin d'article.

Généalogie

Son frère cadet : Claude de Baissac fut également agent du SOE.

Biographie

1905. Naissance de Lise Marie Jeannette de Baissac le 11 mai à Maurice.

En 1941 ou en 1942, elle rejoint le First Aid Nursing Yeomanry (FANY), puis - comme son frère Claude - le SOE.

Sa première mission en France commence dans la nuit du 24 au 25 septembre : sous le nom de guerre « Odile », avec Andrée Borrel « Denise » (elles sont les deux premières femmes parachutées en France par le SOE), elles atterrissent dans le village de Boisrenard, près de la ville de Mer (Loir-et-Cher). Pendant les mois qui suivent, Lise est un officier de liaison du réseau SCIENTIST avec le réseau Prosper - PHYSICIAN de Francis Suttill et le réseau BRICKLAYER de France Antelme. Basée à Poitiers, Lise prend l'identité d'une archéologue amateur cherchant des spécimens de pierres, alors qu'en réalité elle repère des zones de parachutage et d'atterrissage pour les Squadrons RAF No. 138 et No. 161. Comme elle n’a pas de radio, elle doit voyager à Paris pour envoyer et recevoir des messages, ou à Bordeaux où son frère Claude de Baissac développe le réseau SCIENTIST, organisant des sabotages et recueillant des renseignements sur les mouvements de sous-marins et de navires.

En juin 1943, le réseau Prosper s’effondre. Dans la nuit du 16 au 17 août, elle réussit à rentrer en Angleterre par Lysander, avec son frère Claude de Baissac et le major Nicholas Bodington.

Sa deuxième mission en France commence en avril 1944. Dans la nuit du 9 au 10, un Lysander la dépose près de Villers-les-Ormes. Sous le nouveau nom de guerre « Marguerite », elle vient travailler pour le réseau PIMENTO, dont le chef est Tony Brooks.

Cependant, elle entre en conflit avec le groupe, pensant que ce sont des socialistes militants qui ont des visées politiques. Elle rejoint son frère Claude de Baissac, qui a été parachuté en février et est allé en Normandie pour reconnaître de grands terrains d’atterrissage qui pourraient être tenus pendant 48 heures pendant que des troupes aéroportées s’y établiraient.

Après la guerre

Elle épouse Gustave Villameur, artiste décorateur d’intérieur vivant à Marseille.

2004. Elle meurt le 28 mars à Marseille, à l’âge de 98 ans.

Reconnaissance

Distinctions
  • France : Chevalier de la Légion d'honneur (LH), Croix de guerre 1939-1945 (CG) avec Palme ;

  • Royaume-Uni : Membre de l'Ordre de l'Empire britannique (MBE), septembre 1945.

Déclarations 
  • Un officier britannique déclara : « Le rôle qu’elle a joué en aidant le maquis et la résistance en France ne sera jamais trop loué et a fait beaucoup pour faciliter les préparations du maquis et la résistance avant la percée américaine en Mayenne. »

  • Dans son dossier SOE, on lit : « Elle fut l’inspiratrice de groupes dans l’Orne, et par ses initiatives, elle a infligé de lourdes pertes aux Allemands grâce à des dispositifs qui faisaient exploser les pneus sur les routes près de Saint-Aubin-du-Désert, Saint-Mars-du-Désert (Mayenne), et aussi loin que Laval, Le Mans et Rennes. Elle a aussi pris part à des attaques armées sur des colonnes ennemies. »

    Anecdotes

L'engagement de Lise de Baissac dans la résistance, ainsi que celui de son frère, a été source d'inspiration pour construire le scénario du film français Les Femmes de l'ombre (2008), de Jean-Paul Salomé, même si, comme le précise ce dernier, « le film n'est en aucun cas leur biographie »[1].

Notes et références

  1. http://www.tfmdistribution.com/lesfemmesdelombre/

Sources et liens externes

  • Photographie de Lise de Baissac sur le site Special Forces Roll of Honour

  • Michael Richard Daniell Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux Brilhac, Tallandier, 2008, ISBN : 978-2-84734-329-8 / EAN 13 : 9782847343298. Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004. Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France. Une référence essentielle sur le SOE en France.

  • (en) Article Spartacus sur Lise de Baissac.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lise_de_Baissac

 

En complément sur le blog :

Vera Atkins du Special Operations Executive (SOE)

Violette Szabo du Special Operations Executive (SOE)

Noor Inayat Khan du Special Operations Executive (SOE)

Odette Sansom du Special Operations Executive (SOE)

Andrée Borrel du Special Operations Executive (SOE)

Paroles de l'ombre ...

Parachutées en terre ennemie

 

1942 : Winston Churchill autorise le recrutement de femmes, plus adaptées à certaines missions délicates que lance le Special Operations Executive (SOE), une organisation secrète destinée à soutenir la résistance européenne à l'ennemi nazi. Difficile pourtant de trouver l'oiseau rare disponible... On les veut vives, intelligentes, courageuses, audacieuses, et séduisantes si possible ! C'est ainsi que les trente-neuf candidates de la section F (comme France) viennent d'horizons multiples à l'image même de leurs motivations. Leur formation sera brève, mais militaire - maniement des armes, sabotage, endurance à la torture, etc. Leur histoire pleine de rebondissements et, pour treize d'entre elles, terriblement dramatique est étrangement méconnue en France. Pour retracer leur aventure, Monika Siedentopf a eu accès aux archives, dont certaines déclassifiées depuis peu, et a recueilli les témoignages d'anciens résistants. Son récit souvent bouleversant témoigne de la bravoure de ces jeunes femmes. Mais il tourne au drame lorsque l'historienne révèle l'existence d'une taupe au sein de la section F qui, pour leur malheur, ne fut découverte que bien après la guerre...

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-36335727.html

 

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