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2-copie-2.jpgLa démolition en 1907, place Saint-Jacques à Paris, d’une vieille bâtisse dans laquelle, pendant vingt ans, de 1832 à 1852, avait été remisée la guillotine, fournit au journal Ma Revue l’occasion de parler des bourreaux Sanson, et d’exhumer le récit d’un journaliste ayant été à la rencontre de l’un d’eux, dans le lieu même où il résidait, afin de mettre au jour le quotidien de ces hommes redoutés

 

A l’instar de celui situé non loin de la place Saint-Jacques, à l’angle du boulevard Saint-Jacques et de la rue de la Tombe-Issoire (14e arrondissement), peint en rouge et où s’installait le bourreau la veille des exécutions, les cabarets où les bourreaux d’autrefois jouèrent tranquillement leur partie d’écarté en disant sans la moindre émotion : « Je coupe », ces maisons qu’ils habitèrent et qui leur durent une sinistre renommée, le temps les détruit peu à peu. Essayons de réveiller leur souvenir et, par la même occasion, de faire mieux connaître quelques-uns de ces exécuteurs des hautes-œuvres.

 

Les Sanson, qui formèrent une dynastie de bourreaux, se prétendaient nobles et se vantaient de porter d’or à trois merlettes de sable, mais ils se contentèrent de s’attribuer comme armes parlantes une cloche fêlée (sans son). Charles-Henry Sanson, qui fonctionna pendant la Révolution — on sait avec quelle activité — était né à Paris le 15 juillet 1739 et il y mourut le 4 juillet 1806.

 

Il exerçait sa profession sans enthousiasme et il y apportait autant d’humanité que possible. C’était, guillotine à part, un bon bourgeois qui menait une existence très paisible : Au n° 16 de la rue du Château-d’Eau, qui s’appelait alors rue Neuve-Saint-Jean, il possédait une petite maison, avec une grille sur le devant et derrière un jardin assez étendu. De ce jardin, sans doute pour être agréable à sa femme qui était la fille d’un maraîcher de Montmartre, il avait fait un potager. En été, il allait vivre avec les siens dans une villa qu’il possédait à Brie-Comte-Robert...

 

Logis de bourreaux : la face cachée des exécuteurs et leurs habitudes
(D’après « Ma Revue hebdomadaire illustrée », paru en 1907)
Publié le jeudi 3 mai 2012, par LA RÉDACTION

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il y a 5 jours – I'm squeezing kiwis on @timekiwi. Here's my new timeline ... Le blog de Philippe Poisson (07 mai 2012 ). 1769 061 pages vues à la date du 07 mai 2012.

 

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