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http://www.histoire.presse.fr/sites/default/files/imagecache/article_web_image_portrait_block_alone/content/image/portrait/low-life.jpgUn couple vivant dans la clandestinité tente d'échapper à la surveillance du système policier. Low life est parcouru par un réseau sous-terrain de références à la Résistance comme de résurgences de sa mémoire.

 

Pourquoi un film sur la jeunesse d'aujourd'hui, celle qui se re-politise et qu'on désigne désormais du nom commode d'« indignée », est-il aussi un film d'histoire ? C'est la question que posent avec force Nicolas Klotz - qui a filmé - et Élisabeth Perceval - qui a écrit - dans un nouvel opus intitulé Low Life, qui succède à une des trilogies les plus stimulantes du cinéma français contemporain, réalisée entre 2001 et 2006, Paria, La Blessure, La Question humaine. Low Life désigne la vie dans laquelle s'enferme peu à peu un couple d'étudiants à Lyon, Carmen, Française, et Hussein, Afghan et sans-papiers, la préfecture de police ayant refusé sa régularisation.


Hussein parle le français, c'est un intellectuel, mais l'ostracisme administratif à l'égard des étrangers, même à l'université, est on le sait de plus en plus fréquent. Hussein incarne pourtant la mondialisation du côté de l'espoir, là où des jeunes gens d'une culture différente pourraient vivre dans un même monde et mener des projets ensemble. Au début du film, il se rend dans les mêmes fêtes que Carmen et ses amis, à la même fac, il lit les mêmes livres et voit les mêmes films qu'eux, mais quelque chose le maintient dans un état d'exception par rapport aux autres...

 

Low life, un film de Nicolas Klotz et Élisabeth Perceval, en salles le 4 avril.

 

Pour lire l'article en intégralité :


Un air de Résistance, par Antoine de Baecque, L'Histoire n°374, avril 2012, p. 26.

 

Pour en savoir plus sur la Résistance :


Questions sur l'armée des ombres, par Olivier Wieviorka, Les Collections de l'Histoire n°37, octobre 2007, p. 53.

 

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