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« Même les pierres ont résisté », le dernier roman d'Yves Viollier vient de paraître

 

Hommes, femmes, enfants, vieillards, ils ont été deux mille à se cacher au plus profond de la forêt de Grasla en Vendée pour échapper aux Colonnes infernales du général Turreau. Là, ils ont réinventé un monde.


Meme les pierres ont resisteAu milieu des haies vives et des chemins creux de Vendée, il y avait Grasla, la forêt de chênes et de hêtres barrée de ronces impénétrables. Et, lorsqu'en janvier 1794 la Convention a lancé sur le pays ses infernales colonnes incendiaires afin que « pendant un an nul homme, nul animal ne puisse subsister sur ce sol », les habitants du pays de Grasla se sont réfugiés dans la forêt.

 

Ils s'y sont cachés pendant de longs mois. Ils ont construit des huttes qu'ils appelaient des loges. Ils ont créé un vrai village avec une loge-église, un hôpital au milieu des arbres. Ils ont eu froid, faim. Il a neigé, beaucoup plu au cours de ce terrible hiver. Les soldats de la République brûlaient leurs fermes. Ils étaient comme sur une île au milieu de la guerre.

 

C'est à travers le destin de quelques personnages étonnants qu'Yves Viollier raconte cette épopée. Et surtout l'histoire de Marie-Pierre, la jeune sage-femme lumineuse qui, aux côtés du docteur Blé, l'humaniste intransigeant, ne cessera jour et nuit dans cet hôpital invraisemblable de soigner les blessés, de fermer les yeux des morts et de mettre au monde les nouveau-nés. Elle poussera l'héroïsme jusqu'à soigner un soldat ennemi gravement blessé qu'elle a connu autrefois, dans une autre vie. Lui laissera-t-on le droit d'aimer ce jeune homme, son ennemi ?

 

Pour tous ces gens, chaque jour est un combat, chaque nuit est une épreuve, et pourtant ils survivent. Plusieurs mois passeront avant que, petit à petit, les réfugiés quittent la forêt et rejoignent leurs villages. Si bien que, le 12 juillet 1794, lorsque le général républicain Ferrand investit Grasla, à la tête de trois mille six cents hommes, il ne trouve qu'un village de loges vides. Les derniers occupants avertis de l'assaut sont retournés chez eux. Et la vie reprendra dans cette Vendée ravagée par cette guerre inhumaine… 

 

Yves Viollier, Même les pierres ont résisté, Paris, Robert Laffont, septembre 2012, 252 pages, 19,00 €

 

http://guerredevendee.canalblog.com/archives/2012/09/03/25021549.html

 

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