Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog


http://www.atelierdecreationlibertaire.com/alexandre-jacob/wp-content/uploads/naissance-de-la-police-privee.jpgSi Vidocq, le « pacha de la rue de Vivienne », inspira les « gens d'affaires » du XIXe siècle par ses manières de voyou qu'il n'avait pas cessé d'être, il fut aussi à l'origine de la légende noire qui allait coller aux basques de tous les Tricoche et Cacolet de Paris et de province. Filant l'épouse infidèle d'un mari ridicule, remontant dans l'intimité des familles pour confondre un « faiseur » sans scrupule, ces « tâcherons de l'investigation », héros médiocres de vaudevilles et de feuilletons, devront attendre le début du siècle avant de jouer les Nick Carter et de prétendre à un minimum d'estime. Encore que celle-ci leur fût longtemps mesurée par la Préfecture qui admettait mal cette concurrence animée par d'anciens policiers souvent déchus, issus de ses rangs. Après la Grande Guerre, des officines virent le jour, qui se firent bientôt les auxiliaires du patronat dans les ateliers agités par la propagande révolutionnaire et de la bonne société dans les quartiers chic minés par l'obsession sécuritaire. Les inspecteurs de la Sûreté fermèrent les yeux sur une dérive qui les arrangeait et qui en même temps aggravait le discrédit de cette police parallèle. Au fond, Pinkerton, le modèle anglo-saxon du détective privé, ne réussit pas à s'implanter en France. Question de culture, commente Dominique Kalifa. De ce côté-ci de la Manche et de l'Atlantique, on confie plus volontiers à l'Etat le soin de l'ordre social.

Naissance de la police privée

Par Daniel Bermond (Lire), publié le 01/04/2000

www.lexpress.fr/culture/livre/naissance-de-la...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article