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http://www.increvables-anarchistes.org/images/stories/flexicontent/l_71lemel_nathalie-1.gifElle ne ressemble guère au portrait de la communarde que les écrivains bien pensants n'ont cessé de proposer.


Nathalie Lemel, ce n'est point cette gaillarde surexcitée, buvant sec, la pire injure à la bouche, prenant un plaisir malsain à commander des tueries.


Et pourtant c'est bien une communarde, Nathalie.


Et l'une des plus actives.


Et l'une des plus héroïques.


Malheureusement pour parler d'elle cent ans après, on ne dispose guère de documents.


Alors, comme pour bien des révolutionnaires, c'est dans les archives de la police, dans les rapports de gendarmerie, dans les comptes rendus de procès, il faut aller glaner des renseignements.


Lisons donc la fiche signalétique la concernant : 1 m 49 ; elle est blonde avec des yeux gris, un nez retroussé, un visage ovale. Et c'est tout ce que nous saurons.

Elle ne paraissait pas destinée à la résistance ouvrière et politique par son origine, par son vécu d'enfant, d'adolescente. Ses parents, aises, tenaient un café à Brest et l'élevèrent "avec assez de soins", c'est-à-dire qu'elle dut sans doute aller dans une école religieuse pour y apprendre à lire dans un recueil de prières et ensuite s'initier à la couture, peut-être même à la broderie.


Elle se marie en 1845 (elle a 19 ans) avec un ouvrier relieur, Jérôme Lemel, de huit ans son aîné.


Et la tradition familiale semble fonctionner normalement puisqu'ils ont trois enfants. Le couple quitte Brest, sa ville natale, en 1849, pour aller s'installer à Quimper. Que font-ils à Quimper ?


Elle tient une librairie ; quant au mari, on ne sait trop : l'aide-t-il ?


Poursuit-il son métier de relieur ?


Il est possible qu'il relie à domicile, comme une activité annexe à la vente des livres. Et c'est là sans doute que commence à se nouer le destin de Nathalie.


Mais on manque de documents et l'on est réduit de nouveau à des hypothèses. Le rapport de gendarmerie de Quimper nous dit : "En 1861, ils se déclarèrent en faillite et partirent pour Paris".


Elle vend des livres, elle a sans doute la curiosité, déplacée, de les lire, et son horizon s'élargit ; elle se pose des questions, elle a envie de discuter de ce qu'elle voit; elle sort de son rôle de femme, donc elle prend "des allures d'indépendance"...

 

L'intégralité de cet article est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous

 

Nathalie Lemel, portrait d'une communarde

 


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il y a 5 jours – I'm squeezing kiwis on @timekiwi. Here's my new timeline ... Le blog de Philippe Poisson ( 3 mars 2012 ). 1584 326 pages vues à la date du ..

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