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http://www.bedetheque.com/Couvertures/couv_9420700_94207.jpgEncore 14-18 ! Eh oui, mais ici le titre de l’album dit tout : comme nous l’écrivions il y a quelques mois à propos du Mattéo de Gibrat1, si la « Grande Guerre » nous fascine tant une centaine d’années plus tard - Kris et Maël sont de jeunes trentenaires -, c’est que nous voyons en elle la matrice de toutes les autres et, avec notre regard rétrospectif, anachronique, la plus absurde. Le XXIe siècle candidate déjà au titre de siècle des catastrophes mais le XXe aura bien été celui des guerres, et c’est à la tournure prise par la première qu’il doit cet honneur insigne. Les deux auteurs ont pris soin de sous-titrer ledit album non pas « Première partie » mais Première complainte . Une grande souffrance s’exhale en effet de ce récit, où les salauds sont peu nombreux mais les victimes innombrables. Elle s’exprime au travers de citations empruntées aux correspondances de poilus, des protestations de soldats à bout de nerfs, ou encore du monologue intérieur du héros, le lieutenant de gendarmerie Vialatte. Celui-ci, homme de foi et de devoir, se retrouve début 1915 dans la guerre embourbée en Champagne, chargé d’enquêter sur une mystérieuse série d’assassinats de femmes, perpétrés au plus près des tranchées. Et c’est là l’originalité du scénario de Kris ( Coupures irlandaises , Un homme est mort ...), ancien étudiant en histoire : cette réflexion sur le mal et sa responsabilité croise la classique descente aux enfers des chairs à canon...

L'assassin habite dans les tranchées

Par Pascal Ory
publié dans L'Histoire n° 348 - 12/2009  Acheter L'Histoire n° 348  +

Une confrontation troublante, par Kris et Maël, entre le crime « fou » et les massacres de la Grande Guerre.

 

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Voir tous ses textes >>>


Résumé de la série : Notre Mère la Guerre est une histoire de guerre. En fait, plus que ça, c’est un récit qui prend la guerre pour sujet principal. Une guerre qui devait être « la der des ders », et qui restera, en fin de compte, comme « la mère de toutes les guerres ».


Janvier 1915, en Champagne pouilleuse. Cela fait six mois que l’Europe est à feu et à sang. Six mois que la guerre charrie ses milliers de morts quotidiens. Mais sur ce lieu hors de raison qu’on appelle le front, ce sont les corps de trois femmes qui font l’objet de l’attention de l’état-major. Trois femmes froidement assassinées. Et sur elles, à chaque fois, une lettre mise en évidence. Une lettre d’adieu. Une lettre écrite par leur meurtrier. Une lettre cachetée à la boue des tranchées, sépulture impensable pour celles qui sont le symbole de la sécurité et du réconfort, celles qui sont l’ultime rempart de l’humanité. Roland Vialatte, lieutenant de gendarmerie, militant catholique, humaniste et progressiste, mène l’enquête. Une étrange enquête. Impensable, même. Car enfin des femmes, c’est impossible. Inimaginable ! Tout s’écroulerait. Ou alors, c‘est la guerre elle-même qu’on assassine…

 

 

 1. Première complainte



Identifiant :

94207

Scénario :

Kris

Dessin :

Maël

Couleurs :

Maël

Dépot légal :

09/2009 (Parution le 17/09/2009)

Achevé impr :

08/2009

Estimation :

non coté

Éditeur :

Futuropolis

Taille :

Autre format

ISBN :

978-2-7548-0165-2

Planches :

62

 

 

 

 

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