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Qui est responsable de la délinquance ? L'individu qui s'affranchit de règles communes démocratiquement établies ou la société qui produit cet individu et ne lui laisse d'autre choix pour sa survie que d'agir en dehors de ses lois ? Paul Magnaud, président du tribunal de Château-Thierry en cette année 1898, répond de manière fracassante à cette question en acquittant une mère de famille ayant volé un pain, Louise Ménard.

Tout ce qui compte alors comme hommes politiques, écrivains ou journalistes loue son courage ou au contraire le voue aux gémonies. En construisant une jurisprudence originale particulièrement favorable aux faibles, il cristallisera sur sa personnalité orgueilleuse tous les affrontements idéologiques d'une époque particulièrement fertile en la matière. On croisera sur sa route des personnalités aussi différentes que Georges Clemenceau ou Jules Renard, Courteline ou Marguerite Durand.

Après une courte carrière d'élu, il tombera malheureusement dans l'oubli. L'histoire retiendra les noms des illustres républicains qui ont donné au pays les lois libérales reconnues aujourd'hui comme intangibles. Les noms de Gambetta, Ferry, Combes, Briand, Jaurès ou Clemenceau brillent au firmament. D'autres moins illustres sont encore cités mais Magnaud, lui, a disparu des mémoires. Ce portrait fugace a pour ambition de faire revivre celui qui jeta un pavé dans la mare judiciaire provoquant une onde de choc toujours d'actualité et qu'on appelait : le bon juge.

 

L'auteur en quelques mots en mai 2011 ...  

 

Professeur puis directeur d'école entre 1997 et 2008 dans le Var, Mohamed Sadoun est actuellement Haut Fonctionnaire.

Il a participé à l'élaboration d'un dictionnaire de l'injure politique à paraître chez l'Editeur en 2011.

 

Paul Magnaud ou le bon juge au service du pot de terre

Henri Leclerc (Préfacier)
Paru le : 26 mai 2011
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