Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

http://www.fanopabo.com/dotclear/public/boulin.jpgLuc La Fay ne croit pas à la version de l'assassinat politique de l'ancien maire de Libourne. Pour lui, Robert Boulin était perturbé


C'est en voyant "Crime d'Etat", téléfilm diffusé sur France 3, que Luc La Fay s'est décidé à sortir de sa réserve. Ce proche de Robert Boulin, dont il fut conseiller à la communication jusqu'à la date funeste du 30 octobre 1979, ne croit pas à l'assassinat du ministre du Travail. Pour lui, celui qui fut maire et député de Libourne, en Gironde, et plusieurs fois ministre, était écrasé par la pression "intolérable" exercée sur lui par ses adversaires politiques. Au point de se laisser aller à de bouffées délirantes. Et de se donner la mort.  L'homme s'est confié en exclusivité à L'Express


L'homme semble lassé de la résurgence, à intervalles plus ou moins réguliers, de la théorie de l'assassinat politique, alimentée par des témoignages parfois ambigus, souvent troublants. Tous ses proches savaient, selon lui, que Robert Boulin n'était plus lui-même. "Le matin du lundi 29 octobre 1979 [...] j'ai souhaité lui parler en tête à tête. Il se tenait debout devant son bureau, très agité, et il a eu une sorte de crise de nerfs. Ses propos étaient incohérents, il parlait de lui-même à la troisième personne [...] Avec le recul, je pense qu'il avait déjà pris la décision de se tuer." Une thèse que soutenait également Maxime Delsol, ami et garde du corps du ministre, il y a plus de deux ans dans nos colonnes.


La mort du ministre ne l'a donc pas surpris. Pas plus que l'hypothèse du suicide. En témoignent pour lui les brouillons de lettres retrouvés dans sa corbeille, des notes prises pour une intervention sur le suicide des hommes politique, l'accumulation d'attaques subies dans la presse, dont une mettant en cause son fils. Il ne croit pas en une mise en scène ni dans l'intervention des hommes du SAC, qui "ne tiennent pas debout". Il ne s'exprime cependant pas sur les blessures de Boulin ni sur la position du corps, laissant entendre qu'il a été déplacé. Pour lui, la notoriété de l'affaire n'est due qu'à l'acharnement d'un avocat "spécialiste des provocations" et à la croisade de sa fille Fabienne, qui "a terriblement souffert de la perte de son père, qu'elle adorait..." 

 

Affaire Boulin : pour son ancien conseiller, il avait pris la décision "de se tuer"

Publié le 14/02/2013 à 09h39 | Mise à jour : 14/02/2013 à 11h07

Par SudOuest.fr

 


Affaires criminelles - Criminalité - Terrorisme (180)

Commenter cet article