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http://www.decitre.fr/gi/48/9782350133348FS.gifDocument 30/03/2012 - En 1983, le livre P... comme Police secoua l'univers policier par des révélations qui, pour la toute première fois, ébranlaient la crédibilité de cette institution séculaire.

Alain Hamon revient avec une nouvelle enquête fouillée et enrichie d'interviews inédites sur les affaires qui ont marqué les trente dernières années.

Ce dernier quart de siècle, la police a été prise en flagrant délit de dérapages : les policiers des stup's vendant de la drogue ; la Brigade de Répression du Banditisme repère de ripoux ; le contre-espionnage qui falsifie des procès-verbaux etc. Récemment, l'affaire Neyret (numéro 2 de la PJ de Lyon) ou celle du Carlton de Lille, révélant les méthodes à contre-emploi de certains policiers, ont choqué l'opinion.

Par ailleurs, n'oublions pas que la police a souvent été utilisée par les politiques de tous bords à des fins personnelles, et donc démagogiques. En 2005 à La Courneuve, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, promettait de «nettoyer certaines cités au Karcher», déclenchant volontairement une grande polémique. La prochaine campagne présidentielle ne fera pas exception à la règle : la sécurité intérieure sera au coeur des débats.

Ce livre est une descente dans l'univers sombre de la police, les difficultés et les erreurs de ceux qui en ont la charge, du plus bas au plus haut niveau de la hiérarchie policière.

Alain Hamon est grand reporter depuis 31 ans et a collaboré à l'AFP, au Figaro, à VSD, à Paris Match et à RTL. Il est aujourd'hui directeur de l'agence de presse CREDO, spécialisée en police, justice, investigation et faits divers.


  • Les courts extraits de livres : 30/03/2012

 

 

Extrait de l'introduction - Voici un quart de siècle, dans l'introduction au premier tome de Dossier P... comme police, mon coauteur, Jean-Charles Marchand, grand reporter à RMC, et moi, paraphrasant Maurice Grimaud, préfet de police de Paris de décembre 1966 à avril 1971, écrivions : «La police est malade du pouvoir et malade d'elle-même. Du pouvoir, car aucun gouvernement, de quelque obédience politique qu'il soit, ne peut négliger son rôle et sa puissance. Tous ont donc été tentés de s'en servir, à un moment ou l'autre de l'histoire.» Durant les événements de Mai 68, ce grand et honnête serviteur de l'État avait aussi prononcé une phrase célèbre, malheureusement oubliée par certains policiers et gendarmes : « Frapper un manifestant tombé à terre, c'est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière. »


La lecture de ces remarques avait en fait sous-tendu notre réflexion et notre travail. Dans La Police malade du pouvoir, Maurice Grimaud ajoutait courageusement : «De tout temps, et sous tous les régimes, le pouvoir résiste mal à la tentation de faire de la police l'instrument de sa politique, plus que de l'intérêt général. Même dans notre régime libéral, le pouvoir révèle son irrésistible tendance à soustraire les affaires de police aux contrôles légitimes et institutionnels de l'opinion, du Parlement, ou de la justice.»


Qu'en est-il, vingt-neuf ans après notre premier ouvrage qui couvrait la période de la Libération à l'année 1983 ? Certes, les moyens et les structures se sont, fort heureusement, modernisés... Bien sûr, la Gendarmerie nationale a rejoint le ministère de l'Intérieur, tout en gardant son statut militaire. Ce qui pourrait paraître incongru...


Mais qu'en est-il de la philosophie, des questions de fond que nous nous posions au début des années 1980 ? Quel constat pouvons-nous dresser du fonctionnement de la police et de la gendarmerie, tant d'années après notre première intrusion dans ces institutions ? Et que s'est-il passé tout au long de ce quart de siècle durant lequel nous avons vu défiler, et professionnellement fréquenté, quatorze ministres de l'Intérieur, de droite comme de gauche, au gré des alternances, et dix directeurs généraux de la Police nationale ? Le ministre de l'Intérieur occupant un poste clé, ceux qui s'y sont succédé n'ont pas résisté à la tentation de faire de la politique... A de rares exceptions près (Pierre Joxe ?). Parfois avec ostentation, quelquefois de façon moins appuyée... Parmi les directeurs généraux, certains se sont bien gardés de franchir le pas. Quelques-uns, cependant, ne se sont pas gênés. Soit en déployant le maximum de zèle au service de leur ministre, soit en se lançant sans vergogne dans la course au pouvoir àhttp://www.decitre.fr/gi/48/9782350133348FS.gif ses côtés... Au grand désespoir de l'un d'entre eux, devenu préfet de police de Paris. Unanimement respecté par la plupart de ses interlocuteurs, Michel Gaudin regrette en effet amèrement que les affaires de sécurité n'aient jamais pu faire consensus. C'est aussi pour cela qu'il a suggéré un jour, sans jamais être entendu jusqu'à aujourd'hui, que le ministère soit flanqué d'un secrétariat général à la sécurité intérieure.

 

Police : L'envers du décor

Auteur : Alain Hamon

Date de saisie : 25/03/2012

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Jean-Claude Gawsewitch éditeur, Paris, Paris, France

Collection : Coup de gueule

 

 


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