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http://media.paperblog.fr/i/77/773563/pas-pas-L-1.jpegVAILLANT-COUTURIER (Marie-Claude vogel épouse VAILLANT-COUTURIER puis GINSBURGER)

Née le 3 novembre 1912 à Paris

Décédée le 11 décembre 1996 à Paris

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Seine)

Député de la Seine de 1946 à 1958, et de 1962 à 1967

Député du Val-de-Marne de 1967 à 1974

Marie-Claude Vogel est l’aînée des enfants de Lucien Vogel et de Cosette de Brunhoff. Elle est issue d’une famille protestante ayant soutenu le capitaine Dreyfus. Ses parents dirigent des revues culturelles ou consacrées aux loisirs. Son père, membre de la SFIO, se prononce en 1920 pour l’adhésion à la IIIème Internationale. Marie-Claude Vogel obtient les deux baccalauréat en 1930. Après un séjour en Allemagne, elle devient photographe et est embauchée par son père. En 1932, elle rencontre Paul Couturier dit Vaillant-Couturier. Ils partagent leur vie à partir de 1934 et se marient le 29 septembre 1937, quinze jours avant le décès de ce dernier, le 10 octobre 1937. En 1934, Marie Claude Vogel adhère aux Jeunesses communistes et à l’Association des Écrivains et Artistes révolutionnaires. En 1937, elle travaille comme photo reporter à l’Humanité et est une des dirigeantes de l’Union des Jeunes filles de France, organisation dirigée par les Jeunesses communistes. En 1938, elle se rend en URSS pour un séjour de six mois. À son retour, elle devient responsable du service photographique du quotidien communiste. En 1939, elle partage sa vie avec Roger Ginsburger dit Pierre Villon, un architecte ayant travaillant pour l’Internationale communiste, devenu un des principaux responsables militaires de la Résistance, et qui est élu député de l’Allier à la Libération. Marie-Claude Vogel a dirigé les éditions clandestines du Parti communiste jusqu’à son arrestation le 9 février 1942. Elle est transférée à la prison de Santé puis au fort de Romainville. Elle est déportée à Auschwitz le 24 janvier 1943, puis transférée à Ravensbrück le 2 août 1944. Elle revient des camps le 25 juin 1945. Marie-Claude Vaillant-Couturier est suppléante au Comité central du Parti communiste en 1945 puis titulaire en 1947, et elle a été reconduite dans cette fonction jusqu’en 1985. En 1946, elle est citée comme témoin au Tribunal de Nuremberg. Elle épouse Pierre Villon en 1949.

Marie-Claude Vaillant-Couturier est déléguée à l’Assemblée consultative provisoire en 1945 puis elle est élue dans le 4e secteur de la Seine aux deux Assemblées Nationales Constituantes sur la liste communiste. Les listes communistes obtiennent 150 567 voix (40 % des suffrages exprimés) en 1945, 147 921 voix (39,2 % des suffrages exprimés) en 1946. Elle est réélue à l’Assemblée nationale avec 154 696 voix (41,6 % des suffrages exprimés) en 1946, 140 566 voix (38,4 % des suffrages exprimés) en 1951 et avec 174 536 voix (37,5 % des suffrages exprimés) en 1956.

http://www.crdp-reims.fr/memoire/bac/2GM/dossiers/vaillant_couturier.jpgA l’Assemblée consultative provisoire, Marie-Claude Vaillant-Couturier appartient aux Commissions de la Jeunesse et des sports, de l’Alsace-Lorraine, du Règlement et de la Justice et de l’épuration. Mais, malade, elle ne peut siéger. Par la suite, elle est nommée aux Commissions de la Presse, de la radio et du cinéma et de l’Éducation nationale, des beaux-arts, de la jeunesse et des sports. Lors de la seconde Assemblée Nationale constituante, elle n’est membre que de cette dernière commission. C’est en son nom qu’elle intervient pour déposer deux projets de lois favorisant l’adoption et la légitimation adoptive. Entre 1946 et 1951, elle est membre de la Commission des Affaires étrangères. Ces interventions touchent principalement aux problèmes internationaux : sur la conférence de Moscou de l’été 1947 et ses résultats d’une part, sur le conflit indochinois de l’autre.

Lors de son investiture en 1951, elle appartient à la Commission de l’éducation nationale. À ce titre, elle prend part à plusieurs débats parlementaires sur les dotations budgétaires du Ministère de l’Éducation nationale ou sur les questions touchant à l’éducation. Elle demande l’augmentation des crédits, la construction d’écoles primaires, la majoration des allocations familiales. Parallèlement, Marie-Claude Vaillant-Couturier interpelle le gouvernement sur les événements d’Algérie. Enfin, en 1956, membre de la Commission des affaires étrangères et de l’éducation nationale, elle devient aussi vice-présidente de l’Assemblée nationale le 25 janvier 1956. Au cours de ce troisième mandat, elle intervient à de nombreuses reprises en qualité de vice-présidente de l’Assemblée nationale se prononçant contre la construction européenne (15 et 22 janvier 1957) et interrogeant le gouvernement sur les tortures et les camps d’internement en Algérie (26 septembre et 2 octobre 1957).

Conjointement à ses activités parlementaires, elle dirige entre 1945 et 1954, la Fédération démocratique internationale des femmes, dont elle est la Secrétaire générale. Le siège de cette organisation est installé à Berlin-Est. Elle se rend à de nombreuses reprises dans la capitale de la République démocratique allemande. Si elle n’est pas réélue en 1958, elle redevient député de la Seine en 1962, puis du Val-de-Marne en 1967. En 1974, elle cède son siège à Georges Marchais. Depuis cette date, toujours en assurant des fonctions au sein du Parti communiste, elle travaille principalement pour la Fédération nationale des Déportés, internés, résistants et patriotes et est la présidente de la Fondation pour la défense de la mémoire de la déportation. Le 16 avril 1995, elle reçoit le grade de commandeur de la Légion d’honneur.

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/biographies/IVRepublique/vaillant-couturier-nee-vogel-marie-claude-03111912.asp


PROCES DE NUREMBERG

Témoignage de Madame Marie-Claude VAILLANT-COUTURIER

sur Auschwitz et Ravensbrück

QUARANTE-QUATRIEME JOURNEE

Lundi 28 janvier 1946

Audience du matin

http://www.fndirp.asso.fr/temoigmcvc1.htm



Marie-Claude Vaillant-Couturier:Témoin au procès de Nuremberg:

'Nous sommes arrivés à Auschwitz au petit jour...'

in l'Humanité (13 décembre 1996) © L'Humanité 1996

Reproduction interdite sauf pour usage personnel - No reproduction except for personal use only

Nous remercions l'Humanité de nous avoir autorisés à reproduire ce texte.

http://www.anti-rev.org/temoignages/VaillantCouturier96a/

 


Femmes dans les guerres (69)

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