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http://viaimage.viafrance.com/images/evts/29722.jpgCrime et Châtiment au musée d’Orsay, Sexe, Mort et Sacrifice au Quai Branly, Vanités au musée Maillol, le printemps des musées s’annonce sanglant! Et ce n’est pas en traversant la Manche que vous sauverez votre tête.


La National Gallery ouvre le feu avec l’un de ses plus célèbres tableaux, L’Exécution de Lady Jane Grey, réalisé par le peintre français Paul Delaroche. Représentant d’une génération d’artistes élevée dans le souvenir de l’exécution de Louis XVI et de Marie-Antoinette, il est fasciné par l’Angleterre dont le modèle politique est né lui aussi dans la violence. Marie Stuart, Jane Grey, Charles Ier Stuart : les Anglais ont tranché la vie de leurs monarques bien avant que les Français n’inventent la guillotine. Mais la petite Jane Grey Dudley (1537-1554), reine d’Angleterre pendant quelques jours, avant que sa cousine, Marie Tudor ne la fasse décapiter, est la plus émouvante. La mise en scène théâtrale, la beauté et la jeunesse de Jane, enlacée par son bourreau, et l’extraordinaire chatoiement de sa robe de satin blanc ont suscité un intense émoi lors de la présentation du tableau en 1833. D’autres chefs-d’œuvre de Delaroche dont La Jeune Martyre, Les Enfants d’Édouard ou Marie-Antoinette devant le tribunal, accompagnés de nombreux tableaux et dessins de ses contemporains, Ingres, Henriette Lorimier, Eugène Lami ou Édouard Girardet, témoignent d’un moment exceptionnel de la peinture historique du XIXe siècle, entre restitution rigoureuse, émotion intense et beauté éblouissante. Mortel… Joëlle Chevé

Peindre l’histoire. Delaroche et Lady Jane Grey National Gallery, Trafalgar Square, Londres, jusqu’au 23 mai. Rens.: www.nationalgallery.org.uk/visiting/francais-french

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