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http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/media/00/00/1662142134.jpgA l’affût du “fait divers” le plus insupportable, les responsables politiques nous martèlent le discours sécuritaire à longueur d’onde. Il s’agit de nous convaincre que le “malade mental est dangereux” et qu’il importe avant tout d’en protéger la société.

Une réforme de la psychiatrie publique sera présentée dans les prochaines semaines en Conseil des ministres [1]. Elle devrait entériner la plupart des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy lors de son intervention à l’hôpital d’Antony, le 2 décembre 2008.

Dans un entretien récent [2], Roselyne Bachelot précise : « Divers événements dramatiques survenus ces derniers temps attestent la nécessité de mieux encadrer les sorties des établissements de santé et d’améliorer la veille concernant certains patients susceptibles de présenter un danger pour autrui ou pour eux-mêmes ». La circulaire adressée aux préfets, le 11 janvier 2010, par les ministres de l’Intérieur et de la Santé [3], montre la voie : concernant l’octroi de sorties d’essai pour des hospitalisés d’office en psychiatrie, la décision est prise par le préfet, « sur proposition écrite et motivée d’un psychiatre de l’établissement », en fonction de la dangerosité supposée des individus.

La sécurité publique prime sur l’avis médical. Ce qui incite le sociologue Laurent Mucchielli à demander si les psychiatres sont « placés sous surveillance des préfets  » [4].

Ci-dessous, après quelques témoignages, un article fait le point sur les projets du gouvernement.

L'intégralité de cet article est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous

Objectif assigné à la psychiatrie publique : le “risque zéro”

date de publication : mercredi 24 mars 2010

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3800


Crédit photographique sur le blog

lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archi...

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