Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

http://storage.canalblog.com/30/23/467595/47998224.jpgFrançaises, Français,
Belges, Belges,
Extrémistes, Extrémistes,
Mon président français de souche,
Mon émigré préféré,
Mesdames et Messieurs les jurés,
Mademoiselle Le Pen, mademoiselle Le Pen,
Mademoiselle Le Pen, madame Le Pen,
Public chéri, mon amour.

 

 

Comme j'ai eu l'occasion de le démontrer, ici même, récemment, avec un brio qui m'étonne moi-même malgré la haute estime en laquelle je me tiens depuis que je sais qu'il coule en mes veines plus de 90 % de sang aryen et, moins de trois grammes de cholestérol, les débats auxquels vous assistez ici, quotidiennement, mesdames et messieurs, ne sont pas ceux d'un vrai tribunal. En réalité, je le répète, ceci est une émission de radio. Qui pis est, une émission de radio dite comique. Ou au moins qui tente de l'être.


Alors le rire, parlons-en et parlons-en aujourd'hui, alors que notre invité est Jean-Marie Le Pen. Car la présence de Monsieur Le Pen en ces lieux voués le plus souvent à la gaudriole para-judiciaire pose problème. Les questions qui me hantent, avec un H comme dans Halimi sont celles-ci :


Premièrement, peut-on rire de tout ?


Deuxièmement, peut-on rire avec tout le monde ?


A la première question, je répondrai oui sans hésiter, et je répondrai même oui, sans les avoir consultés, pour mes coreligionnaires en subversions radiophoniques, Luis Rego et Claude Villers.


S'il est vrai que l'humour est la politesse du désespoir, s'il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s'il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors, oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu'elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ? Est-ce qu'elle ne pratique pas l'humour noir, elle, la mort ? Regardons s'agiter ces malheureux dans les usines, regardons gigoter ces hommes puissants boursouflés de leur importance, qui vivent à cent à l'heure. Ils se battent, ils courent, ils caracolent derrière leur vie, et tout d'un coup, ça s'arrête, sans plus de raison que ça n'avait commencé et, le militant de base, le pompeux PDG, la princesse d'opérette, l'enfant qui jouait à la marelle dans les caniveaux de Beyrouth, toi aussi à qui je pense et qui a cru en Dieu jusqu'au bout de ton cancer, tous, nous sommes fauchés, un jour, par le croche-pied de la mort imbécile et les droits de l'homme s'effacent devant les droits de l'asticot. Alors, qu'elle autre échappatoire que le rire, sinon le suicide ? Poil aux rides ?


Donc, on peut rire de tout, y compris de valeurs sacrées, comme par exemple, le grand amour que vit actuellement le petit roi inamovible de la défense passive, ici présent. Elle s'appelle Marika, c'est la seule aryenne qu monde qui peut le supporter, ce qu'on comprendra aisément quand on saura qu'il s'agit de la poupée gonflable et peau de morue suédoise que sa tata Rodriguez lui a envoyé de Lisbonne en paquet fado...

 

Pour en savoir plus

 

  1. le réquisitoire contre Jean-Marie Le Pen de Pierre Desproges au ...

    felina.pagesperso-orange.fr/doc/extr_dr/desproges.htm
    par Pierre Desproges - 28 septembre 1982. [ Les Réquisitoires du Tribunal des Flagrants Délires - Tome 1 - Seuil-France-Inter - 11-2003 ]. Françaises, Français, ...

 

Quelques vidéos utiles


 

Requisitoire Desproges contre LePen.avi - YouTube

www.youtube.com/watch?v=yQ0csrxB5n49 sept. 2010 - 10 mn - Ajouté par PinceauTheCheshire
Réquisitoire de Pierre Desproges contre Le Pen dans le Tribunal des Flagrants ... Buy "Jean-Marie Le Pen" on: iTunes ...
 

Pierre Desproges Tribunal des flagrants délires Jean Marie Le Pen ...

www.youtube.com/watch?v=bacxbeQB6DU28 sept. 2009 - 9 mn - Ajouté par whattheh
Tribunal des flagrants délires Réquisitoire contre Jean Marie Le Pen.
 

Commenter cet article

Philippe 05/11/2011 03:44


Bonjour,
L'évocation du nom de monsieur Amor me rappelle une anecdote le concernant. Autrefois, j'avais vu sur TF1 un épisode de la série où Frédéric Pottecher, le chroniqueur judiciaire, racontait à chaque
fois un grand procès. L'épisode était consacré au procès du maréchal Pétain en 1945. Pottecher rapportait que Paul Amor, directeur de l'Administration Pénitentiaire ou du moins l'un des plus hauts
placés, je ne sais plus, assistait au procès.
On sait que le procureur général Mornet, qui requit la peine de mort contre Pétain ( et qui avait été procureur au procès de Mata-Hari en 1917, et avait été président de la commission de révision
des naturalisations, mise en place pour déchoir des Juifs de la nationalité française et ainsi les rendre déportables, à l'époque jusque vers 1942 où en France les Nazis ne déportaient encore que
les Juifs étrangers ) et le président Mongibeaux, rappelé spécialement de sa retraite pour diriger le procès, avaient tous les deux prêté serment d'allégeance à Pétain en 1940. Comme tous les
magistrats avec la seule exception d'un nommé Paul Didier.
Pétain avait trois avocats, mais on se souvient surtout de la plaidoirie du plus jeune, Jacques Isorni, 33 ans en 1945. ( On peut la lire dans un livre que j'ai acheté l'année dernière, Les Grandes
plaidoiries des ténors du barreau,de Mathieu Aron, chez Jacob Duvernet, 2010 ).
Au dernier jour du procès, le président rend la décision de la Haute Cour de Justice qui condamne Pétain à mort, mais émet le voeu que cette peine ne soit pas exécutée, eu égard au grand âge de
l'accusé ( 89 ans ) ( ce que voulait De Gaulle et qu'il avait fait discrètement savoir à la Cour et au procureur ).
Paul Amor se trouve dans la salle, au Palais de justice de Paris. C'est lui, puisque représentant de l'Administration Pénitentiaire, qui est chargé de s'assurer de la personne de Pétain, de son
transport depuis le Palais jusqu'en prison. Pétain lui demande de se présenter. " Je m'appelle monsieur Amor, monsieur le Maréchal. " Pétain rétorque par un jeu de mots inattendu s'agissant de lui
: " A mort ? Moi aussi ! "
Aussi surprenant que cela puisse paraître, surtout sachant que Pétain avait des accès de sénilité, il était capable de faire des traits d'humour au moment où l'on s'y attendait le moins. J'en avais
lu un autre exemple dans un vieux numéro d'Historia de 1974, où un article relatait le témoignage d'une infirmière dont le premier poste avait été de s'occuper de Pétain pendant sa captivité à
l'île d'Yeu au fort de Pierre Levée, après la commutation de sa peine de mort en détention perpétuelle. Sous Vichy, elle était encore à l'école et elle se souvient d'avoir tant chanté " Maréchal
nous voilà ! " Elle avait écrit une lettre au maréchal à laquelle il n'avait pas répondu. Et voilà que cinq ans plus tard au sortir de son école d'infirmières elle se retrouve auprès de lui avec
pour tâche d'être son infirmière.
Elle raconte qu'un jour, la maréchale, la femme de Pétain qui avait obtenu de l'accompagner dans son exil, était en train de faire de la couture. Elle disait à l'infirmière qu'elle était pauvre,
que la justice avait confisqué leurs biens ( en 1945, existait encore la peine complémentaire de la confiscation des biens ). Que coudre l'occupait. Pétain prit l'infirmière à part à un moment, et
lui dit : " Vous avez vu ? La maréchale Pétain coud ! " ( la maréchale pète un coup ).

Pour en revenir à l'Administration Pénitentiaire, j'ai vu dans le numéro de novembre de Citoyen Junior ( " les juniors et le droit " , revue qui explique à destination des jeunes lecteurs des
notions de droit et de citoyenneté ) que j'ai acheté hier vendredi que ce mois-ci la rubrique " Acteurs du droit " s'intéresse à la profession de directeur des services pénitentiaires.
Citoyen Junior est parti à la rencontre de Jean-Philippe Champion, directeur de la maison d'arrêt de Dijon.
Il dit d'abord : " J'ai un bac + 5 en droit pénal et sciences criminelles. A l'issue de cette formation, j'ai passé le concours de directeur des services pénitentiaires. Après, j'ai suivi la
formation à l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire, partagée entre cours et stages en établissements pénitentiaires, dont un dans les fonctions de surveillant. A l'issue de la
formation, j'ai été affecté en tant que directeur stagiaire. J'ai commencé comme deuxième adjoint au directeur de la maison centrale sécuritaire d'Arles qui comporte deux cents détenus. "
Parmi les photos : " La photographie ci-contre à gauche a été prise à l'intérieur de la maison centrale de Saint-Martin, située sur l'Ile-de-Ré. Cette prison a une longue histoire. Les
fortifications dans lesquelles elle a été construite ont été édifiées par Vauban en 1681. Elle est devenue, à la Révolution, une prison et un bagne. Dreyfus y fut d'ailleurs emprisonné en 1895.
"
Je crois avoir lu que c'est sur l'Ile-de-Ré que les condamnés au bagne en Guyane passaient d'abord un an avant de faire le voyage par bateau jusqu'à Saint-Laurent du Maroni et Cayenne.
L'article se conclut par : " Ce que les gens ne se représentent probablement pas, c'est que l'on est le service public dans lequel rentrent le plus de personnes qui n'appartiennent pas à ce service
public, ce qui amène un regard extérieur. [...] Ca rend le métier très riche. On imagine souvent que la prison est un milieu clos, qui n'est pas ouvert sur la société alors qu'en fait je pense que
c'est l'un des services publics les plus ouverts sur la société civile. "


20/11/2011 09:43



Laissé par : Philippe le05/11/2011 à 03h44



Email : php-duong@wanadoo.fr