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http://www.decitre.fr/gi/83/9782913867383FS.gif" Voilà que l'on découvre un préfet, et préfet de Police à Paris s'il vous plaît, mais aussi un avocat, un " journaliste intermittent " (c'est son terme), qui ne semble pas éprouver trop de gêne ou de scrupules à cumuler le poste de préfet avec un mandat d'élu, comme à créer un journal (La Ligue) pour y publier ses propres mémoires.


Sous la fameuse " République des Jules ", voilà bien un drôle de préfet, qui vous ouvre tous les couloirs de la cuisine, à commencer par son propre dossier, qui n'hésite pas à mettre à plat ses conflits - avec la presse, avec le Conseil municipal de Paris, avec les successifs ministres de la Justice eux-mêmes -, à révéler les petites comme les grandes manipulations, éludant tout au plus parfois les noms pour ne pas mettre dans l'embarras certains de ses concitoyens.


Drôle de préfet, mais manifestement drôle de personnage, dandy à coup sûr, qui s'honore de l'image de " l'homme aux gants gris perle " qu'on s'escrime à lui accoler, qui veut même bien passer pour le " Monsieur Mystère " des " maisons de rendez-vous ", qui ne craint pas de se battre en duel et sait manier la plume aussi bien que le pistolet ou l'épée. Ces Souvenirs d'un préfet de police ne sont pas seulement l'histoire d'un homme retraçant sa carrière, mais un étonnant tableau des moeurs à l'époque où la République allait prendre son envol.


Et dont nous restons les héritiers. "


Souvenirs d'un préfet de police

Preface Et Notes De Jean-Paul Morel

Louis Andrieux (Auteur) 

Editeur : Memoire Du Livre 

Collection : Essais Documents Memoire Du Livre


 

ANDRIEUX (Louis) - Préfet de police


Né le 23 juillet 1840 à Trévoux (Ain). Décédé le 27 août 1931 à Paris 16ème. Père avoué. Etudes au lycée à Lyon et à la faculté de droit de Paris. Licencié ès lettres. Avocat à Lyon en 1863. Collabore aux journaux d’opposition. Condamné à trois mois de prison (juin 1870). Procureur de la République à Lyon (10 septembre 1870). Démission (mai 1872). Conseiller municipal de Lyon et conseiller général de Neuville (1875). Député de Lyon 4ème (20 février 1876). Réélu le 14 octobre 1877 (gauche républicaine). Fonde le Petit Parisien (15 octobre 1876), cédé le 27 février 1877 à Eugène Schnerb. Démission de député le 28 février 1879. Préfet de police (4 mars 1879).  Un décret du 27 novembre 1879 déclare illégale et nulle une délibération du 25 du conseil général de la Seine « regrettant que M. le préfet de police n’ait point encore procédé à l’épuration de son personnel ». Elu député du Rhône (6 avril 1879). Donne sa démission de préfet de police le 16 juillet 1881 (elle a été offerte quelques jours plus tôt) en raison d’un désaccord avec le ministre de l’Intérieur à la suite de son refus de répondre à une interpellation du conseil municipal de Paris. Député du Rhône (21 août 1881). Ambassadeur de France en Espagne en mission temporaire (octobre 1881- avril 1882). Démission (3 octobre 1882). Directeur du Jour (mars-juin 1883). Fondateur de La Ligue (décembre 1884). Dénonce à la chambre des députés l’utilisation faite des fonds secrets (17 décembre 1884). Candidat au Sénat dans le Rhône (25 janvier 1885). Député des Basses-Alpes (18 octobre 1885). Acquéreur de La Petite République française (1889). Candidat à Paris aux législatives du 22 septembre 1889. Candidat à Saint-Flour en 1890 et 1891. Candidat à la députation dans les Basses-Alpes en mai 1898. Avocat à la cour d’appel de Paris (27 avril 1902). Sénateur des Basses-Alpes (4 janvier 1903). Election invalidée, non réélu. Député de Forcalquier (8 mai 1910). Réélu en mai 1914 et en novembre 1919. Candidat en mai 1924. Franc-maçon, Vénérable de la loge « Le Parfait Silence » à Lyon, membre du conseil de l’Ordre du GODF, exclu en 1885.


Ouvrage (dont il est l’auteur) : Souvenirs d’un préfet de police, Paris, Rouff, 1885 (2 volumes)

Sources : AN F1bI 299, APP E A/167 I et E A/23VIII, MAE Per.1°

Photographie officielle de la préfecture de police


 

Pour en savoir plus

 

Notice biographique Louis Andrieux - Société française d'histoire de ...

www.sfhp.fr/index.php?post/2009/07/10/Notice...Louis-Andrieux

6 juin 2010 – ANDRIEUX (Louis) Préfet de police Né le 23 juillet 1840 à Trévoux (Ain). Décédé le 27 août 1931 à Paris 16ème. Père avoué. Etudes au lycée ...

 


 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/dd/Louis_Andrieux.jpg/200px-Louis_Andrieux.jpgA la tête de la Préfecture de police de 1879 à 1881, et de ses services politiques occultes, Louis Andrieux concentra entre ses mains des pouvoirs exorbitants. Ce préfet flamboyant, manipulateur, secret et ambitieux incarne les contradictions de la IIIe République naissante.


Étrange, le destin posthume de cet homme. Sa mémoire presque effacée dure seulement par un prolongement de sa vie que, si disert d'autre part, il avait passionnément dissimulé : la paternité de Louis Aragon, son fils adultérin. Il s'en avoua seulement le tuteur, contraignant la mère du poète à s'en afficher comme la soeur, en un entrelacs de mensonges et de faux-semblants où la littérature, après coup, trouva peut-être son compte, mais certainement pas l'équilibre d'une enfance. Un proche de Gambetta puis de Clemenceau Louis Andrieux est né à Trévoux, dans l'Ain, en 1840. Fils d'un avoué, inscrit tôt au barreau de Lyon, opposant à l'Empire, il est jeté en prison en juin 1870, libéré après la chute du régime, le 4 septembre, et nommé à trente ans procureur de la République dans le Rhône. Il y réprime durement la Commune de Lyon, en s'exposant lui-même avec vaillance. En 1876 il fonde Le Petit Parisien , qu'il cède bientôt à plus fortuné que lui ; il est élu cette même année député du Rhône. Proche de Gambetta, il est nommé préfet de police en mars 1879 ; il occupe ce poste avec flamboyance jusqu'en juillet 1881, avant d'être nommé ambassadeur en Espagne pendant quelques mois. La suite de sa carrière politique le maintient en marge des grands rôles, mais toujours figure remarquée dans l'univers politique. Député des Basses-Alpes de 1885 à 1889, il refuse, juste avant la démission du président de la République Jules Grévy, en novembre 1887, de former un gouvernement qui tâcherait de lui sauver la mise, le qualifiant...


Les provocations du préfet Andrieux

Par Jean-Noël Jeanneney
publié dans L'Histoire n° 240 - 02/2001  Acheter L'Histoire n° 240  +

 

Police - Gendarme... (55)

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