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http://dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/fiches_bio/georgius/photos/disques/georgius_forlane.jpg

 

Pour avoir chanté pendant l'occupation, il est en 1945 interdit de scène pendant un an[réf. nécessaire], période qu'il met à profit en écrivant des romans policiers.

Après guerre, il continue à chanter, mais moins qu'avant. S'il quitte définitivement la scène en 1951, il continue à écrire des saynètes (2000 écrites durant toute sa vie)[réf. nécessaire], des romans policiers sous le pseudonyme de Jo Barnais, des chansons (1500)[réf. nécessaire] et des scénarios[réf. nécessaire].

Un de ses romans policiers, Mort aux ténors, a été adapté en téléfilm en 1987.

Georgius s'éteint le 8 janvier 1970 à Bazoches-sur-Guyonne, où il est inhumé.

Totor Ou Le Roman D'un Bagnard, Georguis - YouTube

La chanson « Totor ou "Le roman d'un bagnard" » a été interprétée par Georgius


Paroles de la chanson :

Quand le petit Totor
De la rue d' la Goutte d'Or
Chipa vingt ans d' travaux
Vingt ans d' travaux forcés
Pour avoir détroussé
Un vieux marchand d' chevaux
À la Guyane
Dans la savane
Ça lui bouillonna dans l' cerveau
Dans sa caboche
Il s' dit "C'est moche
Je m'évaderai de ce coinsteau"

Ce n'était pas c' qu'on appelle une mauviette
C'était un fort (Totor)
Il cacha trois grandes limes dans ses chaussettes
Deux lingots d'or (Totor)
Il s' fit une barque avec des allumettes
Et à l'aurore (Totor)
Coupant ses chaînes d'un seul coup d' dent
Il mit les voiles en ricanant (Ha ha ha !)

Le voilà en pleine mer
Serait-il découvert ?
Le canon tonne au loin (Boum boum boum)
Il rame tant qu'il peut
Une deux trois quatre une deux
Il fait peur aux requins
Folle poursuite
Il précipite
Ses coups d' rames, il fait du cent vingt
Mais il arrive
Voici la rive
C'est-y l' Brésil, c'est-y Pantin ?

Ce n'était pas c' qu'on appelle une mauviette
C'était un fort (Totor)
De son caleçon il sort une bicyclette
Un autre effort
Il fonce dans l' brouillard en baissant la tête
Ça c'est du sport (Totor)
Et vers minuit, comme un express
Il déboucha boulevard Barbès
(Bonjour, les potes !)

Mais voilà qu' deux mouchards
Qui dégustaient au bar
Un cocktail au vin blanc
Reconnaissent le forçat
Et en moins d' deux, hop là !
Le ceinturent par les flancs
Ça c'est pas d' veine
Ce retour à Fresnes
C'est l' bagne qui de nouveau l'attend
Dans sa cellule
Y a ses globules
Qui font toc toc, il devient méchant

Ce n'était pas c' qu'on appelle une mauviette
C'était un fort (Totor)
Il se pendit par la peau d' ses manchettes
De tout son corps (Totor)
Il s'arracha l' cœur avec sa fourchette
Et tomba mort (Totor)
(Ah, c'est pas l' Francis Carco qui nous aurait pondu un roman comme celui-là)
Si c'est pas vrai, c'est bien plus beau
Que tout c' qu'on lit dans les journaux
(Et hop !)

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