Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog


http://static.blogstorage.hi-pi.com/photos/amazigh.rmc.fr/images/gd/1213794605/Mouloud-Feraoun.jpgQuarante-huit ans après l’assassinat perpétré le 15 mars 1962 à Ben-Aknoun par l’OAS, qui a coûté la vie à l’écrivain algérien Mouloud Feraoun et à ses cinq compagnons des centres sociaux, Ali Hamoutène, Salah Ould-Aoudia, Max Marchand, Marcel Basset et Robert Eymard, l’Algérie commémore aujourd’hui ce triste anniversaire [1].

Dans le cadre de la 10e édition du Festival culturel du film amazigh, un colloque sur la vie et l’œuvre de l’écrivain et romancier Mouloud Feraoun a été organisé à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. Un film documentaire de Ali Mouzaoui, retraçant la vie et l’œuvre de l’auteur du Fils du Pauvre, a été projeté en ouverture du festival.

Un film sur Mouloud Feraoun

date de publication : lundi 15 mars 2010

L'intégralité de cet article est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3803





http://www.decitre.fr/gi/28/9782020009928FS.gif" N'ai-je pas écrit tout ceci au jour le jour, selon mon état d'âme, mon humeur, selon les circonstances, l'atmosphère créée par l'événement et le retentissement qu'il a pu avoir dans mon cœur ? Et pourquoi ai-je ainsi écrit au fur et à mesure si ce n'est pour témoigner, pour clamer à la face du monde la souffrance et le malheur qui ont rôdé autour de moi ? Certes, j'ai été bien maladroit, bien téméraire, le jour où j'ai décidé d'écrire, mais autour de moi, qui eût voulu le faire à ma place et aurais-je pu rester aveugle et sourd pour me taire et ne pas risquer d'étouffer à force de rentrer mon désespoir et ma colère ? Et maintenant que c'est fait, que tout est là, consigné, bon ou mauvais, vrai ou faux, juste ou injuste, maintenant que nous entrevoyons la fin du cauchemar, faudra-t-il garder tout ceci pour moi ? Après ce qui s'est écrit sur la guerre d'Algérie, bon ou mauvais, vrai ou faux, juste ou injuste, il convient qu'à cela s'ajoute mon journal, comme une pièce supplémentaire à un dossier déjà si lourd.


Je sais combien il est difficile d'être juste, je sais que la grandeur d'âme consiste à accepter l'injustice pour éviter soi-même d'être injuste, je connais enfin les vertus héroïques du silence. Bonnes gens, j'aurais pu mourir depuis bientôt dix ans, dix fois j'ai pu détourner la menace, me mettre à l'abri pour continuer de regarder ceux qui meurent. Ceux qui ont souffert, ceux qui sont morts pourraient dire des choses et des choses.


J'ai voulu timidement en dire un peu à leur place. Et ce que j'en dis, c'est de tout cour, avec ce que je peux avoir de discernement et de conscience. "

Journal - 1955-1962

Mouloud Feraoun

Broché

Paru le : 02/03/2001

Éditeur : Seuil

Collection : méditerranée

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article