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http://www.michalon.fr/IMG/arton507.jpgDocument 2009 - 4 mai 1936. Le Front populaire a gagné ! Alors que cette victoire est accueillie par des grèves et des manifestations dans tout le pays, Léon Blum, nouveau président du Conseil, nomme au poste stratégique de ministre de l’intérieur un homme de fermeté et de diplomatie : Roger Salengro. Maire de Lille depuis 1925 et député du Nord, ce militant socialiste infatigable s’attelle alors à résoudre le plus grand mouvement social que la France ait connu et devient l’artisan des accords de Matignon. Puis, il s’attaque aux ligues factieuses qui menacent la République et obtient leur dissolution. Pour la droite et l’extrême-droite, c’est une véritable déclaration de guerre : Roger Salengro devient l’homme à abattre. Victime d’une campagne de calomnie d’une violence inouïe relayée par L’action française, Gringoire, Charivari, Je suis partout et autres feuilles de la droite ultra, Roger Salengro se suicide le 17 novembre 1936.


Avec talent et justesse, Christian Blanckaert retrace l’histoire fascinante de l’un des plus grands hommes politiques de la France des années trente. L’histoire d’une ascension construite et d’une chute fulgurante, le récit d’un destin tragique qui marque encore les cœurs et les esprits.

www.michalon.fr/L-affaire-Salengro.html

 

Christian Blanckaert est directeur général d’Hermès International. Il est notamment l’auteur de Luxe (Le Cherche-Midi).


Les autres livres de Christian Blanckaert





http://affiches.actricesdefrance.net/a/L_affaire_Salengro__102330P.jpgRoger Salengro a marqué l'histoire de la société française d'une empreinte indélébile, celle de la semaine de congés payés, du salaire minimum et de la semaine de quarante heures, dont il fut le principal artisan. Mais Roger Salengro, c'est aussi une "affaire". L'affaire d'un ministre de l'Intérieur accusé injustement par la presse d'extrême droite ( Gringoire et Action française ) d'avoir déserté pendant la Première Guerre mondiale. Sous le joug de la calomnie, il met fin à ses jours.

"Je ne suis ni un déserteur ni un traître"


En hommage à sa mémoire, Yves Boisset, réalisateur de L'Affaire Seznec , met en scène l'acteur Bernard-Pierre Donnadieu pour faire revivre, en 108 minutes, les six derniers mois de celui qui fut aussi le maire de Lille (de 1925 à 1936). Yves Boisset évoque l'histoire d'un homme qui "n'avait d'autre moyen que le suicide pour devenir un héros de la République et pas un traître", selon les mots de l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy, qui a conseillé Yves Boisset. "Ma mère est morte, il y a bientôt dix-huit mois, de la calomnie, qu'on ne lui épargna pas et dont elle souffrit tant. J'ai lutté de mon côté, vaillamment. Mais je suis à bout. S'ils n'ont pas réussi à me déshonorer, du moins porteront-ils la responsabilité de ma mort, car je ne suis ni un déserteur ni un traître", peut-on lire dans sa dernière lettre destinée au leader du Front populaire.


Publié le 14/04/2009 Le Point.fr

TÉLÉFILM

Yves Boisset retrace "l'affaire Salengro"

Par Raphaël Beaugran



Rediffusion le lundi 30 août 2010 à 20h35 sur FRANCE 5

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