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Vera Leigh (1903-1944) est un agent secret britannique du Special Operations Executive, qui a aidé la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1944, elle est capturée par les Allemands et exécutée.

N.B. : pour accéder à une photographie de Vera Leigh, se reporter au paragraphe Sources et liens externes en fin d'article.

1903. Naissance de Vera Eugenie Glass le 17 mars 1903 à Leeds, Angleterre.

Abandonnée par ses parents peu de temps après sa naissance, elle est adoptée par Eugene Leigh, entraîneur de chevaux de course qui possède des écuries à Maisons-Laffitte près de Paris, France.

Elle veut devenir jockey, mais après avoir quitté l’école, elle devient dessinatrice de mode.

1927. Elle s’associe avec deux amis pour monter une maison de haute couture connue sous le nom de Rose Valoie, place Vendôme à Paris

1940. Après la chute de Paris, elle va à Lyon rejoindre son fiancé. Elle s’implique dans un réseau d’évasion de la Résistance intérieure française, qui guide les soldats alliés tombés derrière les lignes ennemies.

1942.

  • Elle utilise la route d’évasion pour traverser les Pyrénées et atteindre l’Espagne, avec l’espoir de parvenir en Angleterre. Mais elle est emprisonnée plusieurs mois au camp d’internement de Miranda de Ebro près de Bilbao. Finalement, aidée par un officiel de l’Ambassade britannique, elle est relâchée et termine son périple jusqu’à Londres, via Gibraltar.

  • Après s’être déclarée volontaire comme enseigne First Aid Nursing Yeomanry (FANY), elle est remarquée par le Special Operations Executive, qui la recrute comme agent pour sa section F.

1943.

  • 13 mai. Elle est envoyée en France pour sa seule et unique mission. Un avion Lysander de l'escadrille 161 la dépose de nuit sur un terrain de la vallée du Cher, près de Tours. Elle est réceptionnée par Henri Déricourt, avec trois autres agents : Julienne Aisner, courrier du réseau FARRIER d'Henri Déricourt ; Sidney Jones, instructeur en armement et Marcel Clech, opérateur radio, vont aider Vera Leigh à établir un nouveau sous-réseau de Prosper-PHYSICIAN appelé INVENTOR, dont elle est le courrier sous le nom de guerre de « Simone ».

  • Après avoir reçu de nouvelles instructions dans une maison sûre à Neuilly-sur-Seine, Vera Leigh loue un appartement à Paris et porte des messages de la part de Jones dans la ville et à l’extérieur, jusque dans les Ardennes.

  • Un jour, à la gare Saint-Lazare, elle rencontre par hasard le mari de sa sœur, qui dirige une maison sûre d’un réseau d’évasion. En encourant beaucoup de risque, elle s’implique dans cette opération, en escortant les aviateurs alliés dans les rues de Paris pour qu’ils rejoignent leurs contacts suivants. Elle noue des relations avec d’autres agents, y compris Julienne Aisner.

  • 30 octobre. Elle est arrêtée au café Chez Mas, Place des Ternes, et incarcérée à la prison de Fresnes. Les Allemands étaient déjà au courant de ses activités.

1944.

  •  Mai. Le matin du 12, Vera Leigh, en même temps que sept autres agents féminins du SOE, Andrée Borrel, Diana Rowden, Yolande Beekman, Eliane Plewman, Odette Sansom, Madeleine Damerment et Sonia Olschanesky[1], est extraite de la prison de Fresnes. Elles ne se connaissent pas les unes les autres, n'ayant jamais eu à se côtoyer, ni à l'entraînement, ni sur le terrain, ni en prison. Elles sont envoyées au quartier général du SD, avenue Foch, où elles sont enfermées quelques heures, puis emmenées en camion, attachées deux par deux, à la gare de l'Est, mises dans le train et déportées en Allemagne. Le 13, le trajet s'arrête à Karlsruhe. Des huit femmes, seule Odette Sansom reviendra et pourra faire le récit de ce voyage. Pour lire ce récit, se reporter à l'article Odette Sansom, boîte déroulante intitulée Transfert en Allemagne de sept prisonnières de la section F.

  • 6 juillet. Vera Leigh, Diana Rowden, Andrée Borrel, et Sonia Olschanesky sont emmenées au camp de concentration de Natzweiler-Struthof. Le même jour, peu après leur arrivée, elle reçoivent une injection de phénol et leurs corps sont placés dans le four crématoire.

  • Sa plaque du souvenir, rééditée pour remplacer « fut tuée à… » par « morte pour son pays », est montée aujourd’hui sur le mur de l’église de la Sainte-Trinité à Maisons-Laffitte.

  • Comme agent de la section F du SOE mort pour la France, le nom de Vera Leigh est honoré au mémorial de Valençay, Indre, France.

  1. ↑ La présence de Sonia Olschanesky dans le groupe est à vérifier : Siedentopf (2008) la mentionne, mais Odette Sansom, qui faisait partie du groupe, ne la mentionne pas dans son récit rapporté dans Tickell (1950).

  • Photographie de Vera Leigh sur le site Special Forces Roll of Honour.

  • Michael Richard Daniell Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Tallandier, 2008, ISBN : 978-2-84734-329-8 / EAN 13 : 9782847343298. Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004. Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France. Une référence essentielle sur le SOE en France.

  • Article sur Vera Leigh (Spartacus Educational)

  • Heroines du S.O.E.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vera_Leigh

 

1942 : Winston Churchill autorise le recrutement de femmes, plus adaptées à certaines missions délicates que lance le Special Operations Executive (SOE), une organisation secrète destinée à soutenir la résistance européenne à l'ennemi nazi. Difficile pourtant de trouver l'oiseau rare disponible... On les veut vives, intelligentes, courageuses, audacieuses, et séduisantes si possible ! C'est ainsi que les trente-neuf candidates de la section F (comme France) viennent d'horizons multiples à l'image même de leurs motivations. Leur formation sera brève, mais militaire - maniement des armes, sabotage, endurance à la torture, etc. Leur histoire pleine de rebondissements et, pour treize d'entre elles, terriblement dramatique est étrangement méconnue en France. Pour retracer leur aventure, Monika Siedentopf a eu accès aux archives, dont certaines déclassifiées depuis peu, et a recueilli les témoignages d'anciens résistants. Son récit souvent bouleversant témoigne de la bravoure de ces jeunes femmes. Mais il tourne au drame lorsque l'historienne révèle l'existence d'une taupe au sein de la section F qui, pour leur malheur, ne fut découverte que bien après la guerre...

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-36335727.html

 

 

En complément sur le blog :

 

Vera Atkins du Special Operations Executive (SOE)

Violette Szabo du Special Operations Executive (SOE)

Noor Inayat Khan du Special Operations Executive (SOE)

Odette Sansom du Special Operations Executive (SOE)

Andrée Borrel du Special Operations Executive (SOE)

Lise de Baissac du Special Operations Executive (SOE)

Yvonne Rudellat du Special Operations Executive (SOE)

Diana Rowden du Special Operations Executive (SOE)

Yolande Beekman du Special Operations Executive (SOE)

Eliane Plewman du Special Operations Executive (SOE)

Paroles de l'ombre ...

Parachutées en terre ennemie

 

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