Photo_epSos.de_sur_flickr.jpgIl aura fallu plus de deux ans après la publication des résultats de l'étude épidémiologique de l'INSERM portant sur les suicides dans la police (1) pour que les plus hautes instances du Ministère de l'Intérieur mettent en place un plan de lutte concret contre ce fléau.


L'enquête menée par l'organisme scientifique indépendant de 2005 à 2009 révélait que le risque de suicide dans la police était supérieur de 36 % par rapport au reste de la population avec une cinquantaine de décès par an en moyenne (contre une quarantaine par an en moyenne aux USA et seulement 5 au Royaume-Uni...). Durant la période allant de 1998 à 2009, ce ne sont pas moins de 559 policiers qui se donnaient volontairement la mort ! Mais ce rapport accablant pour la police n'apparaissait pas dans les circuits habituels de diffusion et demeurait introuvable, laissant à penser que le sujet jugé sensible par l'administration serait enterré, la politique du service de communication de la police en la matière étant simple : « ne pas en parler pour ne pas banaliser / favoriser le passage à l'acte »...