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Yolande Beekman (1911-1944) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent français du service secret britannique Special Operations Executive. Envoyée en France comme opérateur radio du réseau MUSICIAN de Gustave (dit « Guy ») Biéler avec pour nom de guerre « Mariette », elle fut arrêtée par les Allemands, torturée, déportée et finalement exécutée à Dachau.

Pour accéder à des photographies de Yolande Beekman, se reporter au paragraphe Sources et liens externes en fin d'article.

Généalogie

  • Son père : Jakob Unternährer, Suisse

  • Sa mère : Berthe Lydie Unternährer, de nationalité britannique, Mill Hill, Middlesex.

  • Son mari : Jaap Beekman, sergent dans l'armée néerlandaise. Fiançailles en juillet 1943, mariage l'année suivante.

  • Deux sœurs.

Biographie

Jeunesse

1911. Le (28 octobre ou 7 novembre ?), naissance à Paris de Yolande Elsa Maria Unternährer dans une famille bourgeoise.

Enfant, Beekman va à Londres.

Elle grandit dans la familiarité de trois langues : l'anglais, l'allemand et le français.Guerre

1941. Elle rejoint la Women's Auxiliary Air Force (WAAF) (2004266 ACW), où elle suit l'entraînement d'opérateur radio.

1943.

  • 15 février. En raison de ses talents linguistiques et de son expertise radio, elle est recrutée par le Special Operations Executive (SOE) pour être envoyée en France occupée.

  • Août. Elle épouse le Sergent Jaap Beekman de l’armée néerlandaise.

  • Septembre. Elle dit au revoir à son mari, car elle est envoyée en France derrière les lignes ennemies[1] en tant qu'opérateur radio du Canadien « Guy » Biéler, le chef du réseau MUSICIAN à Saint-Quentin, Aisne. Avec le nom de guerre « Mariette » et l'identité de couverture Yvonne Marie Yolande Chauvigny, elle devient un agent efficace et estimé qui, en plus des messages radio d'une très haute importance qu'elle transmet à Londres, prend en charge la distribution des matériels parachutés par les avions alliés.

1944

  • 13 janvier. Elle est arrêtée, ainsi que Gustave (dit « Guy ») Biéler, au Café Moulin Brûlé. Au quartier général de la Gestapo de Saint-Quentin, ils sont torturés de manière répétée, mais ne cèdent pas. Séparée de Biéler, qui sera exécuté plus tard, Yolande est transférée à la prison de Fresnes au sud de Paris, où elle continue à être interrogée et torturée régulièrement.

  •  Mai. Le matin du 12, Yolande Beekman, en même temps que sept autres agents féminins du SOE, Andrée Borrel, Diana Rowden, Vera Leigh, Eliane Plewman, Odette Sansom, Madeleine Damerment et Sonia Olschanesky[2], est extraite de la prison de Fresnes. Elles ne se connaissent pas les unes les autres, n'ayant jamais eu à se côtoyer, ni à l'entraînement, ni sur le terrain, ni en prison. Elles sont envoyées au quartier général du SD, avenue Foch, où elles sont enfermées quelques heures, puis emmenées en camion, attachées deux par deux, à la gare de l'Est, mises dans le train et déportées en Allemagne. Le 13, le trajet s'arrête à Karlsruhe. Des huit femmes, seule Odette Sansom reviendra et pourra faire le récit de ce voyage. Pour lire ce récit, se reporter à l'article Odette Sansom, boîte déroulante intitulée Transfert en Allemagne de sept prisonnières de la section F.

  • 11 septembre. Elle est brusquement transférée au camp de concentration de Dachau avec des agents amies, Madeleine Damerment, Noor Inayat Khan et Eliane Plewman.

  • 13 septembre. Elles sont exécutées à l'aube.

Reconnaissance

Distinctions

  • A la fin de la guerre, les actions héroïques de Yolande Beekman sont reconnues par le gouvernement français, qui lui décerne la Croix de Guerre à titre posthume.

Monuments

  • Elle est enregistrée au Mémorial de Runnymede, Surrey, Angleterre, panel 243

  • Elle est honorée au Mémorial de Valençay, Indre, France, comme étant l’un des 104 agents de la Section F du SOE morts pour la France.

Situation militaire

  • Unité : SOE section F, section officer

  • Grade : section officer (9902).

  • Précédemment : WAAF.

Notes, sources et liens externes

Notes

  1.  ↑ Selon les enregistrements officiels, sa mère, qui parle de Yolande comme d’une personne gentille et tranquille mais avec un coeur d’acier, affirma que Yolande était enceinte quand elle fut envoyée en mission.

  2. ↑ La présence de Sonia Olschanesky dans le groupe est à vérifier : Siedentopf (2008) la mentionne, mais Odette Sansom, qui faisait partie du groupe, ne la mentionne pas dans son récit rapporté dans Tickell (1950).

Sources et liens externes

  • Photographies de Yolande Beekman sur le site Special Forces Roll of Honour

  • Dossier personnel de Yolande Beekmann aux "National Archives" britanniques. Le dossier HS/9/144/2 est accessible depuis le 12 mai 2003.

  • Michael Richard Daniell Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux Brilhac, Tallandier, 2008, ISBN : 978-2-84734-329-8 / EAN 13 : 9782847343298. Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004. Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France. Une référence.

  • Article wikipédia de langue anglaise

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Yolande_Beekman

En complément sur le blog :


Vera Atkins du Special Operations Executive (SOE)

Violette Szabo du Special Operations Executive (SOE)

Noor Inayat Khan du Special Operations Executive (SOE)

Odette Sansom du Special Operations Executive (SOE)

Andrée Borrel du Special Operations Executive (SOE)

Lise de Baissac du Special Operations Executive (SOE)

Yvonne Rudellat du Special Operations Executive (SOE)

Diana Rowden du Special Operations Executive (SOE)

Paroles de l'ombre ...

Parachutées en terre ennemie


 

1942 : Winston Churchill autorise le recrutement de femmes, plus adaptées à certaines missions délicates que lance le Special Operations Executive (SOE), une organisation secrète destinée à soutenir la résistance européenne à l'ennemi nazi. Difficile pourtant de trouver l'oiseau rare disponible... On les veut vives, intelligentes, courageuses, audacieuses, et séduisantes si possible ! C'est ainsi que les trente-neuf candidates de la section F (comme France) viennent d'horizons multiples à l'image même de leurs motivations. Leur formation sera brève, mais militaire - maniement des armes, sabotage, endurance à la torture, etc. Leur histoire pleine de rebondissements et, pour treize d'entre elles, terriblement dramatique est étrangement méconnue en France. Pour retracer leur aventure, Monika Siedentopf a eu accès aux archives, dont certaines déclassifiées depuis peu, et a recueilli les témoignages d'anciens résistants. Son récit souvent bouleversant témoigne de la bravoure de ces jeunes femmes. Mais il tourne au drame lorsque l'historienne révèle l'existence d'une taupe au sein de la section F qui, pour leur malheur, ne fut découverte que bien après la guerre...

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-36335727.html

 


Femmes dans les guerres (34)

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