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http://guillotine.site.voila.fr/maupetit.JPGIl n'a lâché qu'une phrase: « Ça va, oui, c'est moi, je suis fait!»  Il est 20 h 45, au bar le Méditerranée, à Valence. Le 31 janvier 1978, la police vient d'arrêter l'ennemi public n° 1, le bandit traqué dans toute la France: Yves Maupetit. Ce soir-là, l'homme boit un pastis au fond du café de la rue Guiseppe-Verdi. Quatre policiers s'accoudent au bar. Trois pastis et un Bitter San Pellegrino, le temps de repérer les lieux. Quelques minutes plus tard, le chef de la brigade criminelle de la sûreté urbaine, Christian Buffel, fait mine d'aller aux toilettes. Il se retourne vers le gangster et le ceinture. La chasse à l'homme est terminée. Dans sa mallette, les enquêteurs découvrent un fusil à canon scié.

On recherchait un homme hirsute, moustachu, vêtu comme un clochard. On le trouve rasé de près, élégant dans son costume beige. Le 10 janvier 1978, ce proxénète de petite envergure a défrayé la chronique en abattant un agriculteur de l'Yonne. Le 15 janvier, c'est le massacre des époux Theureau, à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne).

Dans leur villa, Yves, 42 ans, directeur d'une entreprise de peinture, sa femme et leurs deux enfants regardent la télévision. Soudain, un homme et une femme pénètrent dans la pièce. Armés. « Il y a du fric là-dedans », a juré Maupetit à sa compagne en garant leur voiture, une Ami 6 volée, à proximité. Un coup de fusil. Le mari tombe. Le couple se fait remettre de l'argent et des bijoux par son épouse. Ils l'emmènent, la tuent et jettent son corps dans un ruisseau. Les enfants sont restés à la maison, attachés à un radiateur.

A 19 h 30, l'information se confirme: Maupetit est arrivé au bar

Le 16 janvier, à 1 heure du matin, le duo force deux barrages de police. Au troisième, Maupetit blesse les policiers et s'enfuit. Sa compagne, une prostituée, est arrêtée. Elle révèle l'identité de son compagnon. C'est par le train, vers 18 heures, qu'Yves Maupetit arrive à Valence, ce soir du 31 janvier. Il prend un taxi, direction le Méditerranée. En réalité, la planque a commencé il y a quinze jours. Quelqu'un l'a « donné », comme l'espéraient les enquêteurs qui sondaient le milieu. Le gangster s'apprêtait à gagner l'Espagne.

A 19 h 30, l'information se confirme: Maupetit est arrivé au bar. Deux inspecteurs de la PJ de Valence, Jean-François Proutet et René David, le chef de la brigade criminelle de la sûreté urbaine, Christian Buffel, ainsi qu'une inspectrice, Geneviève Rostaing, mettent fin à sa cavale. Ils décrochent les félicitations de Christian Bonnet, ministre de l'Intérieur.Le 25 février 1981, Maupetit est condamné à la peine de mort. Mais, comme six autres détenus de l'époque, il est gracié par la loi du 9 octobre 1981. Son sursis va durer onze ans. Maupetit s'éteint en 1992, à la suite d'une opération cardiaque, à l'hôpital Sainte-Marguerite, à Marseille.


Les grandes affaires de Valence et de la Drôme

L'arrestation de Maupetit

Par Marie Huret, publié le 05/04/2006 - mis à jour le 03/04/2007 15:29

http://www.lexpress.fr/region/l-arrestation-de-maupetit_477456.html



Le chauffard de Loriol


Au volant de son puissant coupé Mercedes, Fernand Blanc roule à 158 kilomètres à l'heure sur l'autoroute A 7. Cette nuit du 29 novembre 2002, le secteur est balisé à la suite d'un accident de la route. La vitesse, limitée à 90 kilomètres à l'heure. Le conducteur arrive trop vite. Il ne voit pas les véhicules des secours. Sa voiture fauche les pompiers comme des quilles. Trois sont tués sur le coup. Deux autres projetés dans la Drôme. Le corps de l'un d'eux n'a toujours pas été retrouvé. Lors de son procès, l'octogénaire, ex-conseiller municipal (RPR) de Lyon, se retranche derrière ses «trous de mémoire». Il évoque l'hypothèse d'un malaise alors que les expertises ne révèlent aucun problème de santé. En octobre 2005, le «chauffard de Loriol» est condamné en appel à cinq ans de prison, dont deux ferme. Après un an et un jour de détention, il obtient sa libération conditionnelle, provoquant l'incompréhension des familles des victimes. Ce drame de la vitesse était intervenu alors que le gouvernement venait de lancer sa campagne contre la violence routière. Le président de la République, Jacques Chirac, avait assisté aux obsèques nationales des pompiers à Loriol.

Crédit photographique sur le site :

http://guillotine.site.voila.fr/maupetit.JPG

 

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