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Publié par Philippe Poisson

De l'autre côté de l'eau : Indochine 1950-1952

Auteur : Dominique de La Motte

Préface : Stéphane Audoin-Rouzeau

Date de saisie : 06/02/2013

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Tallandier, Paris, France

Collection : Texto

Prix : 7.50 €

ISBN : 978-2-84734-816-3

GENCOD : 9782847348163

Sorti le : 08/11/2012

1951, au moment où la guerre d'Indochine entre dans sa phase d'enlisement, un jeune officier, plutôt frondeur, se voit attribuer la surveillance d'un vaste secteur coupé du reste du pays. Son désert des Tartares, c'est la jungle. Disposant de moyens misérables, il puise dans ses propres deniers pour payer ses hommes et tenir une série de postes face à un ennemi insaisissable. Quand il se repose de sa guerre de partisans, une foule de fonctions régaliennes l'attendent comme celle de marier ses administrés ou rendre la justice à sa manière. Le lieutenant de la Motte devient malgré lui un monarque éclairé régnant sur des sujets Chinois, Khmers, Cochinchinois et Annamites jouant souvent le double jeu. Un microcosme surprenant où l'absurde et le cocasse l'emportent bien souvent sur le tragique et la logique des lois de la guerre.

  • Les présentations des éditeurs : 29/06/2013

De février 1951 à juin 1952, le lieutenant Dominique de La Motte prend la direction du commando 12, une unité de supplétifs hébergée dans une plantation d'hévéas en Cochinchine, non loin de la frontière cambodgienne. Sa mission : créer une zone interdite au Viêt-minh. Son quotidien : la guerre des postes, faite de patrouilles incessantes, d'embuscades, de contrôle des populations, de chasse aux renseignements, de prises de butin...

Occultée par le désastre de Dien Bien Phu, la guerre d'Indochine est une guerre oubliée. Par la force de son récit, Dominique de La Motte nous plonge au coeur d'une aventure humaine. Son regard singulier et intime Q nous livre un témoignage intemporel sur la liberté et la guerre.

«C'est un peu le Crabe-Tambour de Pierre Schoendoerffer, l'humour en plus.»
Jean-Dominique Merchet, Libération

«Même le lecteur qui a tout lu sur la guerre d'Indochine se doit de découvrir ce récit sobre et sans apprêt. Impressionnant. Très impressionnant !»


Le Figaro magazine

Général de cavalerie à la retraite, Dominique de La Motte est issu de Saint-Cyr.

  • Les courts extraits de livres : 29/06/2013

Extrait de la préface de Stéphane Audoin-Rouzeau

Surplombée de trop haut par la grande tragédie de Diên Bien Phû, recouverte ensuite par le conflit algérien, la guerre d'Indochine est une guerre oubliée. Par la force de son récit, Dominique de La Motte nous la jette au visage.


L'auteur de De l'autre côté de l'eau, issu de Saint-Cyr (promotion 1945-1947), sorti dans la cavalerie et affecté au 501e régiment de chars, avait dès 1949 rejoint l'Indochine, où il effectua deux séjours avant 1955. Mais ce sont les années 1950-1952 dont il est question ici.


En décembre 1950, en effet, le général de Lattre atterrit à Saigon avec pour mission de restaurer sur place une situation militaire très dégradée au nord du pays, où, depuis l'année 1949 et grâce à l'aide massive de la Chine désormais communiste, le Viêt-minh a accompli d'immenses progrès militaires, infligeant au Tonkin de graves échecs et de lourdes pertes au corps expéditionnaire français. Au sud, en revanche, en Cochinchine, la situation est bien plus favorable, au point que la pacification y paraît en bonne voie. C'est là que de Lattre, lors de l'une de ses visites sur le terrain, prescrit la mise sur pied de deux commandos de partisans au colonel du régiment auquel appartenait Dominique de La Motte. Le jeune lieutenant, jugé de toute façon «incommandable» par son chef de corps se porte alors volontaire pour l'un des deux. Le 23 février 1951, il prend donc la direction du commando 12, à Cau-Khoi (Câu Khòi). Il le quittera le 6 juin 1952.
Saigon se situe à une centaine de kilomètres au sud-est. La ville de Tay-Ninh (Tây Ninh), berceau du caodaïsme vietnamien - la montagne du même nom, toute proche, domine le paysage - est distante d'une quinzaine de kilomètres. Cau-Khoi est adossé à une plantation d'hévéas de 700 hectares disposant de ses propres partisans, et dont le directeur finance le logement et les travaux de protection du poste français. Le commando compte 130 hommes, Annamites de Cochinchine et surtout Khmers de la plaine des Joncs, ou du Cambodge.


Avec eux, le jeune lieutenant de 26 ans est roi de guerre. Très vite il le sait, et s'il l'oubliait, ses partisans se chargeraient de le lui rappeler. C'est lui qui trace la ligne entre le licite et l'illicite, car toute autorité émane de sa personne. C'est lui qui préside aux mariages et règle les séparations. Il arbitre aussi les conflits, nombreux, parfois violents. Il assiste aux fêtes. Il décide des uniformes et dessine même l'insigne de son unité. Sauf irruption intempestive de sa hiérarchie, sauf intégration à une grande opération conjointe, sa canne à la main, il est seul, ou peu s'en faut.

  • L’amour des livres, avec Bonnelecture.fr : 29/06/2013

Quelle place tiennent les livres dans votre vie ?


Un livre est un double paradoxe : alors que celui qui lit semble coupé du monde, il le rejoint, à un niveau peut-être plus immatériel mais aussi plus profond ; et la lecture n'est pas un monologue mis sur le papier par un auteur, mais bien un dialogue qui s'engage entre ce dernier et chaque lecteur.

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