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Publié par Philippe Poisson

Commissaire des Renseignements Généraux en service à Bordeaux jusqu'en 1943, connu pour sa haine anti communiste et antigaulliste, Poinsot forme une brigade d’une vingtaine d’hommes qui vont arrêter quelque 900 résistants. Il devient ensuite commissaire aux Affaires Juives, puis travaille sous les ordres directs de la Gestapo. Il s'enfuit avec la Milice de Darnand en août 1944.

Arrêté le 24 avril 1945 en Suisse alors qu’il est porteur d’une somme de 500 000 Francs, il est jugé le 15 juin 1945 à Moulins, condamné à mort et à la dégradation nationale et exécuté à Riom le 16 juillet 1945. Au moment de son exécution, il rajoute: « Si j’avais su, j’en aurais fait bien davantage ».

Biographie : Poinsot Pierre - B&S Editions

La S.A.P (section des activités politiques) fut l'organe essentiel et indispensable à l'occupant. Elle fut mise en place et organisée par l'homme quasi providentiel, Pierre Napoléon Poinsot.

Cet homme, né le 27 janvier 1907, à Bouxières-aux-Dames, en Meurthe-et-Mosele est né dans une famile de trois garçons dont il est l'aîné. Après des études primaires au bout desquelles il obtient le brevet élémentaire. Puis, il s'engage, à dix neuf ans, à Casablanca, dans l'armée de l'air. Il a dix-neuf ans. En 1930, il est démobilisé après quatre ans de service. Toujours au Maroc, il entre, sur concours, dans la police. Entré dans la police nationale il est nommé à Montbéliard, puis aux Andelys où il devient commissaire. Nommé à Saint-L
o, en 1936, il se fait remarquer par son anticommunisme viscéral.

Nommé à Bordeaux en 1938, dans la police spéciale de la préfecture, il est affecté au commissariat de la gare Saint-Jean avec, sous ses ordres les inspecteurs Langlade et Laffargue, avec lesquels il se lance dans une chasse effrénée aux communistes, qu'ils soient militants ou sympathisants.

D'une intelligence au-dessus de la moyenne, Poinsot est habité par une ambition démesurée propre à utiliser tous les moyens pour réaliser ses projets. Il mettra à profit le départ du commissaire divisionnaire Seugnard et de son adjoint, le commissaire Sangla pour essayer de prendre leur place en les dépréciant par de mauvais renseignements. La démarche, plus que transparente, ne fut pas appréciée par sa propre hiérarchie qui, en conséquence, le muta à Evreux, ou, tout au moins souhaita le muter dans cette ville. En effet, les autorités d'occupation bordelaises ne pouvaient voir s'éloigner un tel policier, de valeur déjà reconnue. Sur leur intervention, avec l'appui de Reige, directeur de cabinet du préfet Pierre-Alype, Pierre Napoléon Poinsot resta à Bordeaux.

Reige part au début de 1942. Poinsot compense cela en se mettant au service de l'occupant, choix indispensable pour l'évolution de sa carrière, ce qui reste son seul souci. Dohse, de la section IV du KDS, profite de ces bonnes dispositions pour accroître la coopération déjà existante entre la brigade Poinsot et ses services, ce qui fit de Poinsot le numéro un des services allemands, tant dans la chasse aux communistes et la traque aux résistants; la brigade Poinsot devint la section plus sanguinaire. Les inspecteurs Tournadour, Célerier, Evrard et Langlade sont connus pour leurs interrogatoires musclés. Policiers français ils finissent par travailler directement pour Dhose, à l'entière satisfaction de celui-ci qui en vint à abandonner à Poinsot les opérations sur le plan pratique afin de mie
ux se consacrer à la lutte contre la Résistance. Poinsot dsera immatriculé sur les fichiers du KDS sous le numéro 912.

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L’impossible pérennité de la police républicaine sous l’Occupation

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Daeninckx - Pef : Il faut désobéir !

Archives policières de l'Occupation ...

Au bureau des affaires juives : l'administration française et l'application de la législation antisémite (1940-1944)

Le commissaire Poinsot : « Si j’avais su, j’en aurais fait bien davantage ».
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