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Publié par Philippe Poisson

Auch (Elimberris, Ausci ou Auscii, Augusta Ausciorum Auscia) est une ville de France, dans le département du Gers, sur le Gers, à 60 kilomètres à l'Ouest de Toulouse; 21 800 habitants. La ville, composée de rues tortueuses, s'étage en amphithéâtre depuis les bords du Gers jusqu'au sommet de la colline.  Histoire. La ville d'Auch remonte à une antiquité très reculée. Elle existait avant la conquête romaine; c'était la ville ibérienne d'Elimberris, capitale des Auscii. Lors de l'organisation de la Gaule par les vainqueurs, elle reçut le nom d'Augusta Ausciorum et devint la capitale des douze cités de la Novempopulanie, c.-à-d. de toute l'Aquitaine. Pendant la période gallo-romaine, ce fut assurément une ville florissante et considérable, car le géographe Pomponius Mela put la citer comme l'une des trois villes principales de la Gaule; les deux autres étaient Trèves et Autun. Le christianisme fut introduit, à la fin du IIIe siècle, dans la contrée, et bientôt le rang de cité romaine que possédait Auch lui valut de devenir le siège d'un évêché. Conquise au commencement du Ve siècle par les Wisigoths, la cité d'Auch demeura pendant un siècle environ sous leur domination; la bataille de Vouillé (507) la fit passer sous celle des Francs. La ville romaine, qui s'étendait en grande partie sur la rive droite du Gers, avait jusqu'alors survécu aux dévastations des barbares; elle fut ruinée par les Sarrasins lors de l'invasion de 732; les habitants se réfugièrent alors sur la colline où se concentra la ville du Moyen âge.   Après la destruction d'Eauze, Auch devint le chef-lieu de la province ecclésiastique, et ses prélats, devenus archevêques, prirent le titre de primats d'Aquitaine qu'ils portèrent jusqu'en 1789. Au Xe siècle, le comte Bernard d'Armagnac fonda sur les bords du Gers une abbaye de bénédictins qu'il établit dans l'église de Saint-Orens, ancienne déjà à cette époque, car avant le VIe siècle elle avait servi de cathédrale. Cette abbaye, réduite plus tard à l'état de prieuré, partagea avec l'archevêque la juridiction de la ville; aussi les conflits entre eux furent-ils fréquents; les querelles des moines de Saint-Orens avec les prélats remplissent toute l'histoire d'Auch jusqu'au XIVe siècle. Dans une de ces luttes, les moines marchèrent en armes sur la cathédrale, blessèrent l'archevêque qui officiait, tuèrent un grand nombre de fidèles et mirent le feu à l'édifice (28 avril 1119). Bien que la seigneurie de la ville haute ait appartenu aux archevêques, sans que l'on puisse discerner clairement l'origine de cette autorité, cependant les comtes de Fezensac, auxquels succédèrent, en 1146, les comtes d'Armagnac, y possédaient un château dans lequel ils résidaient souvent. En 1160, Bernard VI, comte d'Armagnac, entra en pariage avec l'archevêque pour la seigneurie de la cité d'Auch; c'était de la part du prélat une ten tative pour assurer aux archevêques la protection des comtes dont ils avaient eu beaucoup à souffrir. Vers la même époque, la cité organisa un consulat et devint une commune.   Lors de la conquête de la Guyenne par le roi de France, Philippe IV (1295), Auch qui avait suivi le sort de l'Armagnac, en passant sous la domination anglaise, redevint ville française. Dès ce moment, les agents royaux entrèrent en négociation avec le prieur de Saint-Orens et l'archevêque pour acquérir la suzeraineté de la ville. En 1308, le prieur de Saint Orens céda à Philippe le Bel tous ses droits sur Auch et, en 1330, le roi Philippe VI entra en pariage avec l'archevêque pour ses droits de juridiction. Ce pariage, toutefois, fut aboli quelques années plus tard, en décembre 1339, sur les instances du comte d'Armagnac qui redevint alors l'un des coseigneurs de la cité. En 1360, le traité de Brétigny rendit pour quelque temps Auch à l'Angleterre, mais, comme tout l'Armagnac, elle ne tarda pas à faire retour à la France. Lors de la dernière révolte du comte Jean V, elle fut prise par les troupes royales à la suite du sac de Lectoure en 1473 et, de ce moment, fut au roi qui y établit un siège de justice royale.  La Réforme s'introduisit à Auch dès 1556 ou 1557 et y fit de nombreux prosélytes; en 1561, le maréchal de Montluc, appelé parles consuls, vint "pacifier" la ville; il y resta cependant des germes d'hérésie, car l'année suivante le prieur et les moines de Saint-Orens embrassèrent les nouvelles doctrines. La ville, pendant les Guerres de religion, demeura aux catholiques; en 1569, elle fut prise par les huguenots de Montgommery, mais ils l'abandonnèrent presque aussitôt. http://www.cosmovisions.com/monuAuch.htm
Auch (Elimberris, Ausci ou Auscii, Augusta Ausciorum Auscia) est une ville de France, dans le département du Gers, sur le Gers, à 60 kilomètres à l'Ouest de Toulouse; 21 800 habitants. La ville, composée de rues tortueuses, s'étage en amphithéâtre depuis les bords du Gers jusqu'au sommet de la colline.  Histoire. La ville d'Auch remonte à une antiquité très reculée. Elle existait avant la conquête romaine; c'était la ville ibérienne d'Elimberris, capitale des Auscii. Lors de l'organisation de la Gaule par les vainqueurs, elle reçut le nom d'Augusta Ausciorum et devint la capitale des douze cités de la Novempopulanie, c.-à-d. de toute l'Aquitaine. Pendant la période gallo-romaine, ce fut assurément une ville florissante et considérable, car le géographe Pomponius Mela put la citer comme l'une des trois villes principales de la Gaule; les deux autres étaient Trèves et Autun. Le christianisme fut introduit, à la fin du IIIe siècle, dans la contrée, et bientôt le rang de cité romaine que possédait Auch lui valut de devenir le siège d'un évêché. Conquise au commencement du Ve siècle par les Wisigoths, la cité d'Auch demeura pendant un siècle environ sous leur domination; la bataille de Vouillé (507) la fit passer sous celle des Francs. La ville romaine, qui s'étendait en grande partie sur la rive droite du Gers, avait jusqu'alors survécu aux dévastations des barbares; elle fut ruinée par les Sarrasins lors de l'invasion de 732; les habitants se réfugièrent alors sur la colline où se concentra la ville du Moyen âge.   Après la destruction d'Eauze, Auch devint le chef-lieu de la province ecclésiastique, et ses prélats, devenus archevêques, prirent le titre de primats d'Aquitaine qu'ils portèrent jusqu'en 1789. Au Xe siècle, le comte Bernard d'Armagnac fonda sur les bords du Gers une abbaye de bénédictins qu'il établit dans l'église de Saint-Orens, ancienne déjà à cette époque, car avant le VIe siècle elle avait servi de cathédrale. Cette abbaye, réduite plus tard à l'état de prieuré, partagea avec l'archevêque la juridiction de la ville; aussi les conflits entre eux furent-ils fréquents; les querelles des moines de Saint-Orens avec les prélats remplissent toute l'histoire d'Auch jusqu'au XIVe siècle. Dans une de ces luttes, les moines marchèrent en armes sur la cathédrale, blessèrent l'archevêque qui officiait, tuèrent un grand nombre de fidèles et mirent le feu à l'édifice (28 avril 1119). Bien que la seigneurie de la ville haute ait appartenu aux archevêques, sans que l'on puisse discerner clairement l'origine de cette autorité, cependant les comtes de Fezensac, auxquels succédèrent, en 1146, les comtes d'Armagnac, y possédaient un château dans lequel ils résidaient souvent. En 1160, Bernard VI, comte d'Armagnac, entra en pariage avec l'archevêque pour la seigneurie de la cité d'Auch; c'était de la part du prélat une ten tative pour assurer aux archevêques la protection des comtes dont ils avaient eu beaucoup à souffrir. Vers la même époque, la cité organisa un consulat et devint une commune.   Lors de la conquête de la Guyenne par le roi de France, Philippe IV (1295), Auch qui avait suivi le sort de l'Armagnac, en passant sous la domination anglaise, redevint ville française. Dès ce moment, les agents royaux entrèrent en négociation avec le prieur de Saint-Orens et l'archevêque pour acquérir la suzeraineté de la ville. En 1308, le prieur de Saint Orens céda à Philippe le Bel tous ses droits sur Auch et, en 1330, le roi Philippe VI entra en pariage avec l'archevêque pour ses droits de juridiction. Ce pariage, toutefois, fut aboli quelques années plus tard, en décembre 1339, sur les instances du comte d'Armagnac qui redevint alors l'un des coseigneurs de la cité. En 1360, le traité de Brétigny rendit pour quelque temps Auch à l'Angleterre, mais, comme tout l'Armagnac, elle ne tarda pas à faire retour à la France. Lors de la dernière révolte du comte Jean V, elle fut prise par les troupes royales à la suite du sac de Lectoure en 1473 et, de ce moment, fut au roi qui y établit un siège de justice royale.  La Réforme s'introduisit à Auch dès 1556 ou 1557 et y fit de nombreux prosélytes; en 1561, le maréchal de Montluc, appelé parles consuls, vint "pacifier" la ville; il y resta cependant des germes d'hérésie, car l'année suivante le prieur et les moines de Saint-Orens embrassèrent les nouvelles doctrines. La ville, pendant les Guerres de religion, demeura aux catholiques; en 1569, elle fut prise par les huguenots de Montgommery, mais ils l'abandonnèrent presque aussitôt. http://www.cosmovisions.com/monuAuch.htm

Auch (Elimberris, Ausci ou Auscii, Augusta Ausciorum Auscia) est une ville de France, dans le département du Gers, sur le Gers, à 60 kilomètres à l'Ouest de Toulouse; 21 800 habitants. La ville, composée de rues tortueuses, s'étage en amphithéâtre depuis les bords du Gers jusqu'au sommet de la colline. Histoire. La ville d'Auch remonte à une antiquité très reculée. Elle existait avant la conquête romaine; c'était la ville ibérienne d'Elimberris, capitale des Auscii. Lors de l'organisation de la Gaule par les vainqueurs, elle reçut le nom d'Augusta Ausciorum et devint la capitale des douze cités de la Novempopulanie, c.-à-d. de toute l'Aquitaine. Pendant la période gallo-romaine, ce fut assurément une ville florissante et considérable, car le géographe Pomponius Mela put la citer comme l'une des trois villes principales de la Gaule; les deux autres étaient Trèves et Autun. Le christianisme fut introduit, à la fin du IIIe siècle, dans la contrée, et bientôt le rang de cité romaine que possédait Auch lui valut de devenir le siège d'un évêché. Conquise au commencement du Ve siècle par les Wisigoths, la cité d'Auch demeura pendant un siècle environ sous leur domination; la bataille de Vouillé (507) la fit passer sous celle des Francs. La ville romaine, qui s'étendait en grande partie sur la rive droite du Gers, avait jusqu'alors survécu aux dévastations des barbares; elle fut ruinée par les Sarrasins lors de l'invasion de 732; les habitants se réfugièrent alors sur la colline où se concentra la ville du Moyen âge. Après la destruction d'Eauze, Auch devint le chef-lieu de la province ecclésiastique, et ses prélats, devenus archevêques, prirent le titre de primats d'Aquitaine qu'ils portèrent jusqu'en 1789. Au Xe siècle, le comte Bernard d'Armagnac fonda sur les bords du Gers une abbaye de bénédictins qu'il établit dans l'église de Saint-Orens, ancienne déjà à cette époque, car avant le VIe siècle elle avait servi de cathédrale. Cette abbaye, réduite plus tard à l'état de prieuré, partagea avec l'archevêque la juridiction de la ville; aussi les conflits entre eux furent-ils fréquents; les querelles des moines de Saint-Orens avec les prélats remplissent toute l'histoire d'Auch jusqu'au XIVe siècle. Dans une de ces luttes, les moines marchèrent en armes sur la cathédrale, blessèrent l'archevêque qui officiait, tuèrent un grand nombre de fidèles et mirent le feu à l'édifice (28 avril 1119). Bien que la seigneurie de la ville haute ait appartenu aux archevêques, sans que l'on puisse discerner clairement l'origine de cette autorité, cependant les comtes de Fezensac, auxquels succédèrent, en 1146, les comtes d'Armagnac, y possédaient un château dans lequel ils résidaient souvent. En 1160, Bernard VI, comte d'Armagnac, entra en pariage avec l'archevêque pour la seigneurie de la cité d'Auch; c'était de la part du prélat une ten tative pour assurer aux archevêques la protection des comtes dont ils avaient eu beaucoup à souffrir. Vers la même époque, la cité organisa un consulat et devint une commune. Lors de la conquête de la Guyenne par le roi de France, Philippe IV (1295), Auch qui avait suivi le sort de l'Armagnac, en passant sous la domination anglaise, redevint ville française. Dès ce moment, les agents royaux entrèrent en négociation avec le prieur de Saint-Orens et l'archevêque pour acquérir la suzeraineté de la ville. En 1308, le prieur de Saint Orens céda à Philippe le Bel tous ses droits sur Auch et, en 1330, le roi Philippe VI entra en pariage avec l'archevêque pour ses droits de juridiction. Ce pariage, toutefois, fut aboli quelques années plus tard, en décembre 1339, sur les instances du comte d'Armagnac qui redevint alors l'un des coseigneurs de la cité. En 1360, le traité de Brétigny rendit pour quelque temps Auch à l'Angleterre, mais, comme tout l'Armagnac, elle ne tarda pas à faire retour à la France. Lors de la dernière révolte du comte Jean V, elle fut prise par les troupes royales à la suite du sac de Lectoure en 1473 et, de ce moment, fut au roi qui y établit un siège de justice royale. La Réforme s'introduisit à Auch dès 1556 ou 1557 et y fit de nombreux prosélytes; en 1561, le maréchal de Montluc, appelé parles consuls, vint "pacifier" la ville; il y resta cependant des germes d'hérésie, car l'année suivante le prieur et les moines de Saint-Orens embrassèrent les nouvelles doctrines. La ville, pendant les Guerres de religion, demeura aux catholiques; en 1569, elle fut prise par les huguenots de Montgommery, mais ils l'abandonnèrent presque aussitôt. http://www.cosmovisions.com/monuAuch.htm

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